Liens d'accessibilité

Une trentaine de blessés lors des échauffourées entre étudiants et policiers à Abidjan


Manifestation d'étudiants à l'université Félix Houphouët-Boigny.

Manifestation d'étudiants à l'université Félix Houphouët-Boigny.

Plusieurs blessés ont été enregistrés dans des affrontements entre étudiants et policiers, lundi, à l'université Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan, selon la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (Fesci).

Les échauffourées ont, selon le secrétaire général du mouvement, Saint Clair Allah, éclaté quand la police a dispersé les étudiants en grève depuis une semaine.

"Les étudiants en grève depuis une semaine pour des revendications académiques tentaient de tenir un meeting sur le campus", a assuré Saint Clair Allah.

Les échauffourées ont fait "une trentaine de blessés", a-t-il soutenu, ajoutant qu'une dizaine de personnes avaient été interpellées.

"Des bureaux ont été saccagés et des véhicules incendiés par les étudiants en colère", a rapporté de son côté la télévision nationale, faisant état "d'heures chaudes vécues par l'Université de Cocody".

Un porte-parole du ministère ivoirien de l'Intérieur a confirmé ces faits, soulignant que la police avait placé des éléments de manière permanente sur le campus pour y "mettre de l'ordre".

Le calme était revenu en début d'après-midi.

Le climat à l'université Félix Houphouët-Boigny d'Abidjan, la plus importante institution académique du pays, est agité depuis plusieurs pour des raisons diverses: arrestation d'un leader de la Fesci, évacuation de résidences universitaires... Des manifestations y dégénèrent régulièrement en violences entre étudiants et forces de l'ordre.

Le 17 juin, un étudiant est décédé, renversé par un véhicule de police.

La Fesci, puissant et sulfureux syndicat proche de l'ex-président Laurent Gbagbo, est à l'origine des manifestations parfois violentes sur le campus d'Abidjan.

Créée en 1990 à l'avènement du multipartisme, la Fesci, vue comme une milice par ses plus farouches détracteurs, a souvent été accusée par les ONG nationales et internationales de violences à l'égard des opposants de M. Gbagbo, ainsi que de racket en milieu étudiant.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG