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Alassane Ouattara : une nouvelle Constitution pour "tourner définitivement la page des crises"


Le président ivoirien Alassane Ouattara, le 3 novembre 2015. (AP /Sevi Herve Gbekide)

Le président ivoirien Alassane Ouattara, le 3 novembre 2015. (AP /Sevi Herve Gbekide)

Le président ivoirien Alassane Ouattara a présenté mercredi devant les députés un projet de nouvelle Constitution qui veut en finir avec l'"Ivoirité", évoquant une "occasion de tourner définitivement la page des crises successives" qui ont secoué ce pays.

Pour en finir avec le concept de "l'Ivoirité", qui a empoisonné la vie de ce pays d'Afrique de l'Ouest pendant plus d'une décennie et manqué de le plonger dans la guerre civile, le projet de texte modifie notamment les conditions d'éligibilité à la présidence de la République.

Il prévoit que "le candidat doit être exclusivement de nationalité ivoirienne, né de père ou de mère ivoirien d'origine". La Constitution actuelle stipule "de père ET de mère", une disposition visant M. Ouattara, accusé par ses détracteurs d'être d'origine burkinabè.

M. Ouattara a été accueilli mercredi par le président de l'Assemblée nationale Guillaume Soro au siège du Parlement dans le quartier des affaires d'Abidjan, quadrillé par un important dispositif policier et militaire.

"Honorables députés, je me tiens devant vous avec l'avant-projet de Constitution et avec la ferme conviction que son adoption va nous permettre de bâtir une nation plus forte, plus stable (...) réconciliée et en paix", a déclaré M. Ouattara devant 234 parlementaires présents sur 250.

"L'esprit de l'avant-projet de la Constitution (...) est aussi l'occasion de tourner définitivement la page des crises successives que notre pays a connues", a-t-il poursuivi.

En outre, ce projet prévoit la création d'un poste de vice-président "élu en même temps" que le président et d'un Sénat, dont un tiers des membres sont nommés par le président.

"En cas de vacance de la présidence, le vice-président garantit la stabilité et la continuité du fonctionnement de l'exécutif d'une part et le respect du calendrier électoral d'autre part", a expliqué M. Ouattara, soulignant qu'il "s'agit de mettre le pays à l'abri d'incertitude pouvant déboucher sur une crise ou à un ralentissement économique liée à l'organisation d'élections anticipées".

Ce projet de nouvelle Constitution sera soumis à un référendum fin octobre après adoption et amendement des députés.

M. Ouattara, 74 ans, a été réélu pour un second mandat en octobre 2015.

Avec AFP

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