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Une "loi Fifa", anticorruption dans les sports, en Suisse


La séléction suisse et l'argentine au Brésil

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Les responsables sportifs des fédérations sportives seront désormais considérés comme des "personnes politiquement exposées" en Suisse et de simples soupçons de corruption ou de blanchiment d'argent suffiront pour entamer des poursuites judiciaires, selon une loi approuvée vendredi au parlement.

La "loi Fifa" a été initiée après des soupçons de malversations autour de la Fifa depuis plusieurs années. Elle permettra de poursuivre pénalement plus facilement les dirigeants de fédérations internationales basées sur son sol, en cas de corruption.

Roland Büchel, député UDC, a expliqué à l’ AFP que la corruption dans le sport deviendra un délit avec cette loi.

Le député mène depuis 2010 une campagne en faveur d'une surveillance accrue des institutions sportives. Il voit en cette loi « un signe clair vers l'étranger: les dirigeants doivent prendre leurs responsabilités".

La loi devrait entrer en vigueur d'ici "avril-mai" 2015, le temps que le gouvernement la transpose dans le code pénal.

Un appel du pied à peine masqué vers la Fifa, dont la loi porte improprement le nom, sur laquelle pèse depuis plusieurs années des soupçons de corruption, notamment en raison de l'attribution des Mondiaux 2018 à la Russie et 2022 au Qatar, le 2 décembre 2010.

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