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Une fillette tuée et 31 Casques bleus blessés dans l'explosion d'une grenade à Goma


Une jeune fille, avec un bassin plein de balais à vendre sur la tête, passe devant des Casques bleus patrouillant dans les rues de Goma à bord d’une auto blindée des Nations Unies, dans l'est du Congo, 11 juillet 2012.

Une jeune fille, avec un bassin plein de balais à vendre sur la tête, passe devant des Casques bleus patrouillant dans les rues de Goma à bord d’une auto blindée des Nations Unies, dans l'est du Congo, 11 juillet 2012.

Une grenade a explosé et tué une fillette d'environ 8 ans alors que des Casques bleus du "contingent indien" faisaient du sport, rapporte la Mission onusienne en RDC. Une enquête est annoncée pour déterminer d'où est venue la grenade.

Selon la mission onusienne en RDC, 31 Casques bleus indiens et un civil blessés mardi à Goma dans l'est de la République démocratique du Congo, par une explosion qui pourrait être d'origine criminelle.

L'explosion a eu lieu peu avant 6h30 locale (4h30 GMT), selon des témoins.

Selon le porte-parole de la Mission de l'ONU dans la pays (Monusco) dans le Nord-Kivu, Bilamekaso Tchagbele, l'explosion a eu lieu au passage de Casques bleus indiens qui faiaient du sport, causant la mort d'une fillette, blessant 31 soldats de l'ONU et un civil.

Plusieurs heures après cette explosion, une flaque de sang achevait de sécher sur la route en terre noire du quartier Kyeshero où a eu lieu le drame, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Sur place, un groupe d'enfants a montré aux journalistes une dizaine de boulons tordus ainsi que de petites billes de métal, laissant penser que l'explosion a pu provenir d'un engin artisanal.

Les enfants ont assuré n'avoir jamais trouvé auparavant d'objets métalliques de ce genre à cet endroit.

Santas Acenti Foruguta, gardien du chantier de la cathédrale catholique en construction à proximité dit avoir fui au bruit de l'explosion alors qu'il se trouvait derrière la palissade du chantier.

- écolière de 7 ans fauchée -

Revenu peu après, il dit avoir vu des Casques bleus indiens "charger des blessés en tenue de sport dans leurs véhicules avant de repartir", sans s'occuper d'une fillette de 7 ans, fauchée alors qu'elle se rendait à l'école.

Ndeko Bofole, un riverain, dit être accouru peu après l'explosion et avoir vu un militaire indien "amputé d'une jambe". "Les autres étaient blessés aux bras, au cou, comme si des couteaux avaient percé leurs corps", a-t-il ajouté.

Des témoins ont indiqué à l'AFP qu'après le drame, des morceaux de métal jonchaient le sol dans un rayon de dix mètres autour de l'explosion et que la plupart avaient été ramassés par la Monusco et la police congolaise. M. Bilamekaso Tchagbele a annoncé l'ouverture d'une enquête préliminaire.

La Monusco, qui déploie près de 20.000 militaires et policiers, est présente en RDC depuis 1999. Sa mission est essentiellement axée sur la protection des populations civiles.

Le mandat des Casques bleus a été considérablement renforcé au fil des années. Depuis 2013, ils ont pour mission de neutraliser les différents groupes armés nationaux et étrangers qui sévissent dans l'est de la RDC et sont autorisés à recourir à la force de manière offensive.

C'est dans ce contexte que les soldats de la paix ont participé au démantèlement du Mouvement du 23 Mars (M23), dernier avatar des rébellions à dominante tutsi soutenues par le Rwanda et l'Ouganda, vaincu par l'armée congolaise en novembre 2013 avec l'appui de la Monusco.

Mais en dépit des efforts de stabilisation déployés par la communauté internationale et les autorités congolaises, l'est, en particulier les provinces du Nord et du Sud-Kivu, reste ravagé par la violence depuis la fin de la deuxième guerre du Congo (1998-2003).

Avec AFP

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