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Une dizaine de personnes tuées par un groupe armé en Centrafrique

  • VOA Afrique

Un camp de déplacés près de Bambari, Centrafrique, le 23 janvier 2017.

Un camp de déplacés près de Bambari, Centrafrique, le 23 janvier 2017.

Une dizaine de personnes ont été tuées en Centrafrique dans la région de Bambari (centre-est) par des membres d'un groupe armé, a appris mardi l'AFP auprès des autorités locales et de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).

"Les tueries ont été perpétrées entre le milieu de la semaine dernière et le week-end dernier dans la commune Danga-Gboudou (centre-est), notamment dans les villages de Mambissi, où on a dénombré 9 morts, et de Tagbara, où deux autres victimes sont recensées", a indiqué un responsable des autorités locales sous couvert de l'anonymat. "Plusieurs autres personnes blessées ont fui pour gagner Bambari afin de se faire soigner. D'autres encore se sont réfugiées en brousse".

"Un certain nombre de victimes sont à déplorer. A la demande des autorités locales, la Minusca a envoyé des Casques bleus sur place", a précisé de son côté le directeur de communication de la Minusca, Hervé Verhoosel.

Des députés locaux affirment que les attaques ont été conduites par l'Union pour la paix en Centrafrique (UPC) d'Ali Ndarass, une faction de l'ex-coalition Séléka.

Une source proche de l'UPC accuse un groupe rival, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) de Noureddine Adam. Les deux factions ex-Séléka s'affrontent depuis novembre dernier dans les régions de Bria et de Bambari. Plusieurs centaines de personnes ont été tuées et d'autres blessées.

La Minusca "ne sait pas" qui se trouve derrière ces dernières attaques, selon son porte-parole. Les Casques bleus ont obtenu en février le départ de Bambari du chef de l'UPC et ont conduit une intervention aérienne contre le FPRC.

La Centrafrique peine à se relever du conflit provoqué par le renversement en 2013 du président François Bozizé par la coalition Séléka prétendant défendre les droits des 20% de musulmans, entraînant une contre-offensive des milices anti-Balakas majoritairement chrétiennes.

Avec AFP

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