Liens d'accessibilité

Une Canadienne à la tête des troupes de combat


Les forces aériennes canadiennes en République tchèque, le 18 septembre 2014.

Les forces aériennes canadiennes en République tchèque, le 18 septembre 2014.

Jennie Carignan, chef d'état-major des opérations de l'armée canadienne, promue général, est la première femme à commander l'infanterie du Canada.

Depuis 30 ans dans l'armée, Jennie Carignan, 47 ans, s'est enrôlée trois ans avant que le Canada ouvre en 1989 aux femmes les régiments de combats, une égalité homme-femme seulement acceptée depuis cette année aux Etats-Unis.

"Sa promotion et sa nomination au poste de chef d'état-major des opérations de l'armée canadienne illustre bien la diversité et l'égalité des chances au sein de notre force militaire", a estimé jeudi le ministre de la Défense, Harjit Sajjan.

Si les femmes représentent près de 15% des effectifs de l'armée, elles ne sont cependant que 2,4% dans les forces de combat, selon les chiffres du gouvernement.

"Ma mère n'était pas du genre à me retenir à la vaisselle pendant que les garçons étaient à l'extérieur en s'amusant avec des tractopelles", a confié le général Carignan au magazine McLeans.

Cette nomination va dans le sens de la politique initiée par Justin Trudeau, le Premier ministre qui a imposé pour la première fois la parité d'un gouvernement canadien.

"Je suis féministe et j'en suis fier", avait-il clamé après sa prise de fonction.

Colonel depuis 2011 et à la direction du collège militaire royal de Saint-Jean-sur-Richelieu, Jennie Carignan a servi dans des régiments canadiens de maintien de la paix sur le plateau du Golan disputé entre la Syrie et Israël, en Bosnie et en Afghanistan où elle a dirigé le régiment de génie de la force opérationnelle à Kandahar.

Le génie est devenu sa spécialité après son diplôme d'ingénieur en génie des combustibles et des matériaux au Collège militaire royal.

Elle y a rencontré son futur époux, un professeur de mathématiques qui a renoncé à son avancement dans l'armée et fait valoir ses droits à la retraite pour s'occuper des enfants.

Enceinte du premier de ses quatre enfants en 1995, elle a dû décliner son affectation en Bosnie, où elle ira cependant quatre ans plus tard.

Les deux aînés du couple de militaires suivent le même chemin. Le fils de 20 ans est au Collège royal, et la cadette veut devenir ingénieur dans le même secteur.

Avec Afp

XS
SM
MD
LG