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Une année positive pour le secteur bancaire international


(Reuters)

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Les banques ont dégagé un profit économique cumulé de 18 milliards d'euros en 2013, après quatre années de profit économique négatif, selon un rapport du Boston Consulting Group.

LONDRES (Reuters) - Le secteur bancaire mondial a renoué avec le profit économique en 2013 pour la première fois depuis la crise financière, à l'exception des établissements européens qui continuent de souffrir davantage que leurs concurrents, selon une étude rendue publique mardi.

Le profit économique est une mesure du profit auquel on retire les coûts d'opportunité, c'est-à-dire les coûts liés au fait de choisir une activité plutôt qu'une autre.

Les banques ont dégagé un profit économique cumulé de 18 milliards d'euros en 2013, soit trois points de base de leurs actifs totaux, après quatre années de profit économique négatif compris entre six et 23 points de base, selon un rapport annuel publié par le Boston Consulting Group (BCG).

Cette étude se fonde sur l'examen de plus de 300 banques représentant plus de 80% des actifs bancaires mondiaux.

Les banques en Europe sont restées dans le rouge avec un profit économique négatif de 136 milliards d'euros, contre -161 milliards d'euros en 2012, ce qui porte à 600 milliards d'euros depuis 2009 le montant cumulé de leurs pertes calculées selon cet indicateur.

Les banques d'Amérique du Nord se sont en revanche rétablies et ont dégagé un profit économique positif, de 25 milliards d'euros, pour la première fois en cinq ans.

La profitabilité des banques s'est aussi améliorée au Proche-Orient et en Afrique tandis que les établissements de la zone Asie-Pacifique ont affiché le meilleur profit économique, à 112 milliards d'euros, un montant quasiment stable sur un an.

"Les banques en Amérique du Nord se développent à nouveau et affichent un profit économique assez conséquent, alors que celles d'Europe manifestent peu de signes de rétablissement", commente le Boston Consulting Group.

Confrontées à un environnement économique difficile, les banques de la zone euro ont pour principal défi de prouver leur capacité à dégager durablement des bénéfices et certaines pourraient devoir céder des activités déficitaires, a déclaré vendredi Danièle Nouy, la présidente du Mécanisme de surveillance unique européen.

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