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Irak: qui formera le prochain gouvernement ?


l’Alliance dite de l’Etat de droit de Maliki est toujours créditée de 89 sièges, derrière le bloc Iraqiya d’Allawi qui a remporté 91 sièges.

L’incertitude persiste sur la formation d’un nouveau gouvernement en Irak malgré la confirmation, par la Commission électorale, des résultats du recomptage des voix des dernières législatives.

Le Premier ministre Nouri al-Maliki avait contesté les résultats et demandé un nouveau décompte. Avant l’opération, il avait prédit que sa coalition remporterait plus de voix que celle de l’ancien Premier ministre Ayad Allawi. Onze jours de recomptage manuel de 2,5 millions de votes n’ont révélé aucun changement : l’Alliance dite de l’Etat de droit de Maliki est toujours créditée de 89 sièges, derrière le bloc Iraqiya d’Allawi qui a remporté 91 sièges.

Aucun des deux leaders ne dispose de la majorité au parlement qui compte 325 sièges et aucun n’a été en mesure de former un gouvernement. L’Alliance de l’Etat de droit et l’Alliance irakienne, autre coalition chiite, ont formé le plus important groupe parlement avec 159 sièges, soit quatre de moins que la majorité.

Pour Manal Omar de l’Institut de la paix des Etats-Unis, cela place Maliki en position de force bien que son groupe soit arrivé en deuxième position aux urnes . « Grâce au recomptage, Maliki s’est donné le temps de former une coalition et une alliance, ce qui constitue un petit gain politique pour lui. La question est de savoir si l’alliance tiendra. Si elle tient, alors je pense que les chances pour Allawi de former un gouvernement seront bien minces », a expliqué Manal Omar.

La chercheuse de l’Institut de la paix des Etats-Unis estime, toutefois, qu’il ne sera probablement pas demandé à Maliki de servir quatre autres années parce qu’il est considéré comme trop indépendant.

Pour Marina Ottaway, directrice du programme Moyen-Orient de la Fondation Carnegie pour la paix de Washington, le prochain gouvernement irakien devra faire appel à d’autres groupes-clé.

“Il ne fait aucun doute que les Kurdes seront inclus dans la coalition comme partenaires majeurs. Il ne fait également aucun doute que certains sunnites entreront dans ce gouvernement de coalition. Par contre, ce qui n’est pas clair à ce stade, c’est la façon dont ces sunnites vont y être inclus », a souligné Mme Ottaway.

Le recomptage a retardé la formation du gouvernement alors de violentes attaques se multiplient dans le pays. Qu’à cela ne tienne, les autorités américaines assurent que 40 000 soldats américains seront retirés d’Irak en août pour mettre fin à la mission de combat. Les 50 000 autres qui resteront sur place quitteront partiront progressivement pour achever le retrait à la fin de 2011.

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