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Un troisième plan d’aide déjà évoqué pour la Grèce


Angela Merkel a repoussé à 2014 tout nouveau projet d'aide à la Grèce

Angela Merkel a repoussé à 2014 tout nouveau projet d'aide à la Grèce

En Europe, un troisième plan d'aide est déjà évoqué pour la Grèce, alors que la chancelière allemande, Angela Merkel, exclut de revenir sur la question avant 2014.
Même si elle a bénéficié fin juillet d’un nouveau déblocage du Fonds monétaire international (FMI) de 1,72 milliard d’euros, la Grèce se débat dans la récession.

Certes, une récente mission de la Banque centrale européenne (BCE) a récemment vérifié, à Athènes, que la Grèce respecte les obligations contractées auprès de ses créanciers internationaux, mais un nombre croissant de responsables évoquent un possible troisième plan d'aide pour le pays.

Tout comme le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn estime qu'une telle éventualité n'est pas à exclure. Certes, la soutenabilité de la dette pourrait être renforcée par l'allongement de la durée des prêts, mais dans ce cas, combien d’années, voire de décennies, faudrait-il à la Grèce pour retrouver son équilibre ?

En pleine campagne électorale allemande, Wolfgang Schäuble a publiquement déclaré que la Grèce aura besoin d'un troisième plan d'aide, en plus des 240 milliards d'euros prévu dans les deux programmes couvrant la période 2010-2014. Confrontée à de vives réactions du côté de l'opposition allemande, la chancelière Angela Merkel s’est voulue catégorique : aucune décision ne sera prise sur un nouveau programme d'aide à la Grèce avant l'an prochain, a-t-elle dit.

Il n’empêche, le fait est que le Fonds monétaire international a chiffré à 10,9 milliards d'euros les trous dans le plan de financement de la Grèce sur 2014-2015. Et ce alors que la Grèce peine à convaincre ses partenaires qu’elle fait suffisamment de progrès dans la mise en œuvre des réformes exigées par la Banque centrale européenne, l'Union européenne et le FMI pour être éligible à la prochaine tranche du programme d’aide mis en œuvre, soit un milliard d'euros, qui doit être versée en octobre.

Le produit intérieur brut (PIB) grec a affiché un recul de 4,6% sur un an au deuxième trimestre, ce qui signifie que le pays connaîtra en 2013 sa sixième année consécutive de récession. Du coup, les recettes fiscales n’atteignent pas les objectifs, ce qui plombe le budget et empêche d’envisager une sortie de crise.
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