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Thiès, la cité du rail, veut retrouver son lustre d'antan


Un train près de la gare de Hanne près de Dakar, Sénégal, le 16 août 2004.

Un train près de la gare de Hanne près de Dakar, Sénégal, le 16 août 2004.

Le Sénégal est décidé à relancer le transport ferroviaire avec une nouvelle société qui remplacera Transrail. Thiès est la ville symbole du secteur. VOA Afrique est allé faire un tour à la gare qui attend de voir se réaliser les promesses du nouveau régime.

Nous sommes à la gare centrale de Thiès, la cité que jadis ses habitants appelaient avec fierté "la ville aux deux gares".

Aujourd'hui, c'est un bâtiment qui croule sous le poids de la vieillesse, un endroit quasiment déserté par les cheminots qui s'offrent aux Thiessois.

À l'entrée de la gare, Moussa Bassoul tient une échoppe depuis 1981. Il a assisté à cette époque glorieuse.

"Le marché fonctionnait bien, l'Express du Mali venait trois fois par semaine mais en ce moment, il n'y a rien ici", explique le commerçant.

Transrail, c'est la société qui avait en charge la gestion du transport. Après plusieurs années d'inertie, de difficultés, l'Etat du Sénégal a décidé de reprendre les choses en main.

Madiop Diakhaté est chef du service voies-bâtiments de Thiès. Avec le retard considérable, les Sénégalais se demandent si Dakar-Bamako-Ferroviaire pourra se positionner dans l'économie sénégalaise. Madiop Diakhaté en est convaincu.

Tous les jours, deux trains quittent Thiès pour Dakar. L'un à 6 heures du matin et le second à 7 heures. L'Express en provenance du Mali n'a pas fait halte depuis très longtemps.

Avec cette relance du secteur, les Thiessois espèrent connaître encore une fois des années glorieuses.

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