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Soudan : de possibles crimes de guerre au Sud-Kordofan selon l’ONU


Des habitants rassemblés près du QG local des troupes onusiennes à Kadugli, en juin 2011

Des habitants rassemblés près du QG local des troupes onusiennes à Kadugli, en juin 2011

Dans un rapport de 12 pages, le Haut-Commissariat de l’ONU aux Droits de l’Homme dit qu’à partir du 7 juin, les forces septentrionales ont bombardé des zones civiles, exécuté des habitants favorables au Sud-Soudan et détruit des habitations de civils.

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme appelle à l’ouverture d’une enquête au sujet des allégations de crimes de guerre dans l’Etat soudanais du Sud-Kordofan. Il affirme avoir reçu, lundi, des informations faisant état de tueries indiscriminées, de pillage généralisé et de déplacement massif de population dans cet Etat. Des forces alliées au Nord et au Sud-Soudan s’y étaient affrontées en juin dernier.

Dans un rapport de 12 pages, le Haut-Commissariat de l’ONU aux Droits de l’Homme dit qu’à partir du 7 juin, les forces septentrionales ont bombardé des zones civiles, exécuté des habitants favorables au Sud-Soudan et détruit des habitations de civils.

Une explosion, le 14 juin 2011, près d'un complexe onusien du Sud-Kordofan

Une explosion, le 14 juin 2011, près d'un complexe onusien du Sud-Kordofan

Ces affrontements précédaient la séparation du Sud-Soudan du reste du pays en juillet, six ans après une longue guerre civile. Le gouvernement de Khartoum avait sommé les combattants sudistes du Sud-Kordofan de déposer les armes ou alors de regagner le Sud.

Le rapport du Haut-Commissariat de l’ONU aux Droits de l’Homme impute la responsabilité de la plupart des exactions du Sud-Kordofan à l’armée et à la police nordistes, de même qu’à leurs milices alliées.

Il est « essentiel » qu’une équipe indépendante puisse mener librement une enquête au sujet de ces allégations, a déclaré Navy Pillay, Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme.

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