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Un putsch déjoué à Ouaga, annoncent les autorités burkinabè


Des soldats de l'ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP) dans un camps à Ouagadougou, Burkina, 29 septembre 2015.

Des soldats de l'ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP) dans un camps à Ouagadougou, Burkina, 29 septembre 2015.

Un "vaste complot contre la sécurité de l'Etat" a été déjoué, a déclaré vendredi le ministre burkinabè de l'Intérieur, Simon Compaoré. Il a accusé des soldats de l'ex-régiment de sécurité présidentielle (RSP) d’avoir voulu perpétrer un putsch.

"Un groupe d'environ 30 hommes composé essentiellement de sous-officiers et de militaires du rang de l'ex-RSP" projetait d'attaquer plusieurs objectifs dont "la présidence à Kossyam (palais présidentiel) pour prendre le pouvoir par les armes", a déclaré le ministre de l'Intérieur Simon Compaoré.

L'ancienne garde prétorienne du président Blaise Compaoré a été dissoute depuis sa tentative de coup d'Etat manqué en septembre 2015.

Selon le ministre, ce coup d'Etat avait été prévu pour "le 8 octobre" et le plan prévoyait, avant l'attaque du Palais, de "libérer les détenus (emprisonnés dans le cadre du putsch manqué de septembre 2015, ndlr)" et "de séquestrer certaines autorités".

Il n'y a pas eu de début d'exécution du plan qui est l'oeuvre, selon le ministre, de "l'adjudant-chef Gaston Coulibaly, secondé par le sergent Kalifa Zerbo et le soldat de première classe Issaka Yelemou, tous de l'ex-RSP".

Selon le ministre, le complot a été découvert lorsque le 8 octobre, des gendarmes ont intercepté au cours d'un contrôle de routine quatre individus sur le pont de Nazinon (à 140 km au sud de Ouagadougou) ayant des "comportements suspects".

"Au cours de leur transfèrement à la brigade territoriale de Pô, (ville frontalière du Ghana au sud du pays, ndlr) pour une vérification approfondie d'identité, ils ont tenté de retirer les armes des gendarmes (...) et pendant la lutte, deux d'entre eux ont trouvé la mort et un gendarme a reçu une balle au ventre", a expliqué M. Compaoré.

Le ministre de la securité burkinaké Simon Compaoré, 21 octobre 2016. VOA/Zoumana Wonogo

Le ministre de la securité burkinaké Simon Compaoré, 21 octobre 2016. VOA/Zoumana Wonogo

Dix soldats impliqués dans ce présumé complot ont été déférés au parquet militaire de Ouagadougou et une vingtaine sont encore en garde à vue. Au total 42 personnes ont été entendues parmi lesquelles 32 militaires et 10 civils, selon le ministre.

L'adjudant-chef Coulibaly est lui "activement recherché" par les services burkinabè.

Selon le ministre, les putschistes avaient également prévu un "plan B" après l'échec du complot qui consistait à "créer le chaos" en s'emparant des armes des militaires dans les postes de garde "pour effectuer des tirs tout azimut dans toutes les garnisons".

Avec AFP

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