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Un policier égyptien jugé pour avoir battu un prisonnier à mort


Egyptian policemen guard the scene of the El Sayad restaurant which was attacked in Cairo, Dec. 4, 2015.

Egyptian policemen guard the scene of the El Sayad restaurant which was attacked in Cairo, Dec. 4, 2015.

Un policier égyptien va être jugé pour avoir battu à mort un vétérinaire en détention, le quatrième jugement du genre en un mois en Egypte, a indiqué dimanche une source judiciaire

Les procureurs ont ordonné le renvoi devant le tribunal de Mohamed Ibrahim après l'avoir inculpé pour avoir battu à mort un vétérinaire en novembre dans la ville d'Ismaïlia (nord-est), près du canal de Suez.

M. Ibrahim est également accusé d'avoir détenu illégalement le vétérinaire et d'avoir falsifié des documents officiels pour accuser à tort la victime de trafic de drogue.

Des organisations de défense des droits de l'Homme accusent régulièrement la police et les membres des services secrets égyptiens d'abus et de torture sur les détenus.

Le 3 décembre, le président Abdel Fattah al-Sissi avait affirmé que tout policier "fautif" devra "rendre des comptes".

Il s'agit du quatrième jugement du genre en Egypte après la condamnation en un mois de cinq policiers accusés de torture.

Samedi, la cour criminelle de Tanta, dans le delta du Nil, a condamné deux policiers à la prison à vie pour avoir battu à mort un détenu dans un commissariat en octobre 2014.

Le 12 décembre, deux policiers avaient écopé de cinq ans de prison pour avoir battu à mort un avocat dans un commissariat du Caire.

Deux jours plus tôt, un tribunal condamnait un officier de police à cinq ans de prison pour avoir torturé à mort un suspect dans le nord de l'Egypte.

Les dérives policières ont été un facteur clé de la révolte populaire de janvier 2011 qui a abouti au départ de Hosni Moubarak.

Depuis 2013 et la destitution par l'armée du président islamiste Mohammed Morsi, plus d'un millier de ses partisans ont été tués et quelque 15.000 sympathisants emprisonnés dans des centres de détention où les pratiques de torture sont courantes.

Le ministère de l'Intérieur a affirmé ne pas cautionner la torture mais a admis des cas "individuels" d'abus.

Avec AFP

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