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Des blessés dans l’explosion de trois grenades à Bujumbura


Trois véhicules endommagés et partiellement incendiés En début d'après-midi, une grenade suite à l'explosion d'une grenade près de la Banque commerciale Kenya à Bujumbura, Burundi vendredi 29 mai 2015. (Edward Rwena - VOA

Trois véhicules endommagés et partiellement incendiés En début d'après-midi, une grenade suite à l'explosion d'une grenade près de la Banque commerciale Kenya à Bujumbura, Burundi vendredi 29 mai 2015. (Edward Rwena - VOA

Trois grenades ont explosé dans la mi-journée en plein centre-ville de Bujumbura faisant des blessés, selon le maire de la ville, Freddy Mbonimpa.

Ces explosions ont eu lieu à une dizaine de minutes d'intervalle et ont semé un vent de panique parmi les passants, selon des témoins.

"Deux grenades ont explosé près de la poste centrale... Une troisième a ensuite explosé près de la BNDE (Banque nationale de développement économique), faisant trois blessés", a affirmé M. Mbonimpa.

Le maire qui parle d’un bilan provisoire, indique que les victimes sont des civils.

Arrivées sur les lieux, la police et l'armée burundaises ont procédé à l'arrestation de plusieurs personnes, qualifiées de "suspectes" par un officier de police, qui s'est exprimé sous couvert d'anonymat.

Le Burundi est plongé dans une profonde crise politique depuis la candidature fin avril 2015 du président Pierre Nkurunziza - réélu en juillet - à un troisième mandat, que l'opposition, la société civile et une partie de son camp jugent contraire à la Constitution et à l'Accord d'Arusha, qui avait mis fin à la guerre civile (1993-2006).

Les autorités burundaises ont déjoué un coup d'Etat militaire en mai et ont brutalement réprimé six semaines de manifestations à Bujumbura, mais elles n'ont pu enrayer l'intensification des violences - désormais armées - et l'organisation de mouvements rebelles embryonnaires déterminés à chasser M. Nkurunziza.

Les violences ont déjà fait plus de 400 morts et poussé plus de 230.000 personnes à quitter le pays, parmi lesquels de nombreux opposants, militants associatifs et journalistes, selon l'ONU.

Avec AFP

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