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Un ministre nommé vice-président par intérim à la place de Machar, au Soudan du Sud


Le négociateur en chef des rebelles du Sud-Soudan Taban Deng Gai, à droite, tient une conférence de presse après l'arrivée du second commandant des rebelles Alfred Lado Gore, à gauche, à Juba, Soudan du Sud, 12 avril 2016,

Le négociateur en chef des rebelles du Sud-Soudan Taban Deng Gai, à droite, tient une conférence de presse après l'arrivée du second commandant des rebelles Alfred Lado Gore, à gauche, à Juba, Soudan du Sud, 12 avril 2016,

Une centaine de cadres du mouvement de l'ex-chef rebelle sud-soudanais Riek Machar ont désigné samedi Taban Deng Gai, actuel ministre des Mines dans le gouvernement d'union nationale, a issu de leurs rangs au poste de vice-président par intérim du pays, en lieu et place de M. Machar.

Taban Deng Gai a été "nommé pour assurer le poste de vice-président de la République du Soudan du Sud", a annoncé à la presse un des cadres de l'ex-rébellion, Ezekiel Lol Gatkuoth, à l'issue d'une réunion dans un hôtel de la capitale Juba.

Taban Deng Gai, a-t-il ajouté, "nous a promis à tous que si (Riek Machar) rentrait (à Juba), il se retirerait".

Cette nomination illustre les dissensions au sein du mouvement armé et politique de M. Machar : ce dernier avait en effet démis de ses fonctions Taban Deng Gai vendredi par voie de communiqué.

M. Machar a fui Juba dans la foulée des combats meurtriers qui ont opposé ses forces à celles du président Salva Kiir dans la capitale, du 8 au 11 juillet.

Ce dernier lui a récemment demandé de rentrer à Juba pour poursuivre la mise en application d'un accord de paix signé en août 2015 pour mettre un terme à une guerre civile dévastatrice déclenchée en décembre 2013 après que Salva Kiir eut accusé son vice-président Riek Machar d'avoir tenté de le renverser.

Mais Riek Machar, dont les proches affirment qu'il se trouve toujours dans "les environs" de Juba, estime que sa sécurité n'est pas garantie dans la capitale et conditionne son retour au déploiement d'une force d'intervention envisagée par les pays de la région et dont le principe a été avalisé lors du récent sommet de l'Union africaine à Kigali.

La résidence de M. Machar avait été complètement détruite pendant les combats qui ont fait au moins 300 morts et au cours desquels les forces de Salva Kiir ont disposé d'une force de frappe bien supérieure à celle des hommes de M. Machar, notamment des hélicoptères de combat et des tanks.

Riek Machar était rentré en avril à Juba, la capitale du Soudan du Sud, où il avait été réinstallé à son poste de vice-président et avait formé avec le président Kiir un gouvernement d'union nationale dans le cadre de l'accord de paix. Les combats de juillet, qui ont coïncidé avec le cinquième anniversaire de l'accession à l'indépendance du pays, ont montré que la signature de l'accord n'avait en rien atténué l'animosité et la défiance entre les deux camps.

Avec AFP

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