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Un million de Britanniques réclament un nouveau référendum sur l'UE


Un homme regarde une affiche de la campagne référendaire Brexit à l'extérieur d'un bureau de vote dans le centre de Londres, 23 juin 2016. REUTERS / Stefan Wermuth - RTX2HRJ8

Un homme regarde une affiche de la campagne référendaire Brexit à l'extérieur d'un bureau de vote dans le centre de Londres, 23 juin 2016. REUTERS / Stefan Wermuth - RTX2HRJ8

Une pétition en ligne adressée au Parlement britannique et réclamant l'organisation d'un deuxième référendum dans la foulée du vote qui a sorti la Grande-Bretagne de l'UE a dépassé samedi le million de signataires.

La pétition réclame un nouveau vote, le premier, jeudi, ayant décidé un Brexit par 51,9% des voix, une décision qui laisse le pays profondément divisé.

Entre-temps, la presse européenne signait samedi, au lendemain du Brexit, des unes reflétant la portée historique de l'événement et décrétait en majorité une Union européenne en deuil de ses idéaux et contrainte au sursaut pour assurer sa survie.

Seule une partie de la presse britannique, celle qui a mené une campagne virulente contre l'UE, se réjouissait du "séisme provoqué par le Brexit", célébrant à l'instar du Daily Telegraph "ce jour où les Britanniques ont voté pour reprendre le contrôle de leur pays".

"Chapeau, la Grande-Bretagne!", titrait en énormes lettres le Daily Mail. "Voici le jour où le peuple silencieux de Grande-Bretagne s'est élevé contre l'élite méprisante de Bruxelles et une classe politique arrogante et déconnectée".

Nettement plus inquiet, le tabloïd britannique Daily Mirror lançait un angoissant: "Que Diable va-t-il se passer maintenant?"

Partout ailleurs en Europe, la presse manifestait sa stupéfaction.

A la une du "Haagsche Courant", des visages déformés par un cri d'horreur à la manière du peintre expressionniste Edvard Munch : le quotidien néerlandais a choisi un dessin pour illustrer le désarroi de la chancelière allemande Angela Merkel, du Premier ministre hollandais Mark Rutte et de David Cameron.

Le quotidien espagnol El Pais parlait lui, de "désastre", "une victoire d'un grand symbolisme offerte à tous les ennemis du projet européen". Le journal de centre gauche évoquait une Union européenne "laminée" et "amputée" tandis que l'Allemand Taz félicitait avec ironie les populistes britanniques pour une victoire qui fait "trembler le continent".

Avec AFP

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