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Un kamikaze blesse quatre policiers pakistanais en pleine fête de l'Aïd


Dans la mosquée de Peshawar au Pakistan pour la fête de l'Aïd al Adha, le 13 septembre 2016.

Dans la mosquée de Peshawar au Pakistan pour la fête de l'Aïd al Adha, le 13 septembre 2016.

Un kamikaze a blessé quatre policiers, dont l'un grièvement, devant une mosquée chiite du sud du Pakistan, une attaque revendiquée par les talibans pakistanais alors que le pays musulman commençait mardi à fêter l'Aïd.

L'attaque a eu lieu à Shikarpur, dans la province du Sind, quelque 470 km au nord de Karachi. C'est déjà dans cette province que 61 personnes avaient été tuées lors d'un attentat-suicide contre une mosquée chiite en 2015.

Des responsables locaux ont expliqué que deux kamikazes avaient tenté d'entrer dans la mosquée mais avaient été interceptés par des policiers.

"Quatre de nos hommes ont été blessés, dont un grièvement", a déclaré à l'AFP un haut responsable de la police locale, Umar Tufail.

Des médecins soignaient l'autre kamikaze, qui a été blessé lorsque le premier s'est fait exploser mais qui semblerait n'avoir pas pu lui même activer son dispositif.

"Les assaillants sont arrivés alors que les fidèles avaient commencé à se rassembler pour les prières de l'Aïd. La police a réussi à les intercepter devant l'entrée de la mosquée", a précisé un responsable régional de la police, A.D. Khawaja.

Des fidèles ont réussi à neutraliser le deuxième kamikaze alors que les policiers étaient à terre, blessés par l'explosion du premier.

Une faction des talibans pakistanais, Jamaat-ul-Ahrar, a revendiqué l'attaque dans un communiqué transmis aux médias, promettant qu'elle s'inscrivait dans une opération qui allait toucher toutes les régions du pays.

Ces dernières années, les attaques se sont multipliées au Pakistan contre des membres de la minorité musulmane chiite qui représente environ 20% de la population de ce pays majoritairement sunnite de près de 200 millions d'habitants.

L'Aïd el-Adha (fête du sacrifice) commémore la soumission à Dieu d'Abraham, prêt à immoler son fils, auquel fut in extremis substitué un mouton. D'où le rite qui consiste à sacrifier une "bête de troupeau" partagée avec ses proches et les pauvres lors de cette fête qui est aussi un temps de bénédiction et de prière.

Avec AFP

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