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Un journaliste interpellé après une manifestation réprimée en Angola


Angola

Angola

Gonçalves Vieira, journaliste à la radio angolaise d'opposition Radio Despertar a été libéré après une brève arrestation en marge d'une manifestation organisée pour la libération de 15 opposants.

Les forces de l’ordre ont réprimé mercredi la manifestation dont le but était de réclamer la libération des opposants.

Un mouvement des jeunes contestataires dont le journaliste relaie régulièrement les appels a indiqué cinq personnes ont été arrêtées. M. Vieira était parmi les arrêtés.

Selon Reporters sans Frontières (RSF), qui cite notamment un des responsables du journaliste, M. Vieira "a été arrêté dans Luanda et retenu pendant deux heures alors qu'il tentait de couvrir les préparatifs d'une manifestation pacifique organisée autour du mot d'ordre +Stop aux emprisonnements arbitraires et aux persécutions politiques en Angola+".

Une importante opération de la police, qui a encerclé le bâtiment abritant Radio Despertar, a par ailleurs dissuadé les journalistes apeurés de la rédaction de sortir pour couvrir la manifestation, selon RSF.

Mercredi après-midi, au moment où les manifestants se sont rassemblés place de l'Indépendance, la police les attendait depuis déjà plusieurs heures et avait déployé un imposant dispositif de sécurité à travers toute la ville, selon des témoins.

Le parti au pouvoir, le MPLA, avait en outre mobilisé son mouvement de jeunesse pour organiser une contre-manifestation au même endroit, avec fanfare et sonorisation musicale très bruyante, provoquant un face-à-face tendu avec les manifestants de l'opposition.

Ces derniers ont été chargés par des policiers venus avec des chiens et l'un d'eux a été mordu, selon des photos circulant sur les réseaux sociaux.

Depuis mi-juin, quinze militants accusés de vouloir renverser le président Jose Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis plus de 35 ans, sont en détention.

Les plus connus sont le rappeur Luaty Beirao, fer de lance du mouvement contestataire en Angola, et Manuel Nito Alves, déjà emprisonné pendant plus de deux mois en 2013 pour avoir fait imprimer des tee-shirts hostiles au président.

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