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Un ex-otage français au Mali porte plainte, persuadé que sa libération a été retardée


L’ex-otage Marc Feret, à gauche, est accueilli après sa libération par le président François Hollande en France, à la base aérienne militaire de Villacoublay, dans la périphérie de Paris, 30 octobre 2013.

L’ex-otage Marc Feret, à gauche, est accueilli après sa libération par le président François Hollande en France, à la base aérienne militaire de Villacoublay, dans la périphérie de Paris, 30 octobre 2013.

Les avocats de l’ex-otage ont porté plainte contre X, se plaignant que le processus pour la libération de leur client a mis plus longtemps car torpillé en haut lieu en France.

Marc Féret, ancien employé d'une filiale du groupe français de BTP Vinci, avait été enlevé par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) le 16 septembre 2010 à Arlit, un site minier exploité par le groupe nucléaire français Areva au Niger. Il avait été libéré le 29 octobre 2013, après plus de trois ans de captivité, avec les otages Daniel Larribe, Pierre Legrand et Thierry Dol.

"Notre client aurait pu être libéré dès avril 2012", affirment ses avocats, Mario Stasi et Sophie Obadia, qui ont déposé plainte "contre X" (lorsque l'auteur de l'infraction n'est pas connu, ndlr) pour "complicité de séquestration" et "non-assistance à personne en danger". "Toutes les négociations avaient abouti, mais le processus a été torpillé en haut lieu en France", selon eux.

D'après les termes de la plainte, dont l'AFP a eu connaissance, le 1er avril 2012 Aqmi avait donné son accord par écrit à la libération de Marc Féret.

Un accord de principe avait aussi été trouvé pour Daniel Larribe, Pierre Legrand et Thierry Dol. Mais, le 3 mai 2012, le négociateur mandaté par Vinci a reçu un courrier lui indiquant que "l'opération était annulée (...), une intervention qui a mis en danger la vie des otages", écrivent les avocats.

Il ne s'agit pas de la première action en justice dans ce dossier.

Pierre Legrand a déposé plainte en novembre 2013 et Thierry Dol a annoncé récemment qu'il comptait en faire autant, les deux otages s'interrogeant sur d'éventuels manquements de l'Etat, d'Areva et de la filiale de Vinci, Sogea-Satom, concernant leur sécurité.

Une information judiciaire, ouverte le 30 octobre 2013 pour enlèvement et séquestration en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste et mise en danger de la vie d'autrui, est toujours en cours.

Avec AFP

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