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Un détenu de Guantanamo rapatrié en Arabie saoudite


Le secrétaire d'Etat américain John Kerry avec son homologue saoudien Adel bin Ahmed Al-Jubeir, le 17 décembre 2015.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry avec son homologue saoudien Adel bin Ahmed Al-Jubeir, le 17 décembre 2015.

Un détenu saoudien de la prison américaine de Guantanamo a été rapatrié, portant à 103 le nombre de détenus restant enfermés dans le camp de prisonniers situé sur l'île cubaine, a indiqué le Pentagone dans un communiqué.

Mohamed Abd Al Rahman Awn Al Shamrani, le détenu rapatrié, est arrivé en Arabie saoudite lundi, a précisé Gary Ross, un porte-parole du Pentagone.

Accusé d'être un membre d'Al-Qaïda, Mohamed Al Shamrani, 40 ans, avait été fait prisonnier fin décembre 2001 après avoir combattu l'offensive des forces américaines et de la coalition contre les talibans. Il était accusé notamment d'avoir été un recruteur pour la nébuleuse et "peut-être" un garde du corps d'Oussama Ben Laden, selon la fiche américaine le concernant publiée par Wikileaks et le New York Times.

Apres 14 ans passés sur l’ile cubaine, l’ex détenu de Guantanamo aura certainement une vie différente en Arabie Saoudite. En juillet dernier, son avocate Martha Rayner avait indiqué dans une audience de la justice militaire que les siens avaient promis de lui apporter son soutien s'il était rapatrié. Sa famille "lui procurera un domicile et le soutiendra pour trouver du travail et fonder une famille", avait précisé l'avocate.

Sur les 44 détenus à Guantanamo, dont le transfert a été approuvé sur le principe par les autorités américaines, 17 pourraient être transférés, d’ici la mi-janvier, vers d'autres pays qui ont accepté de les recevoir, d’après une annonce faite par le Pentagone en mi-décembre. A l'issue de ces transferts, il ne restera que 90 détenus dans le camp de prisonniers.

La Maison Blanche continue à travailler sur un nouveau plan, annoncé de longue date, pour fermer cette prison, créée en janvier 2002 sur l'île de Cuba dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001 et dans laquelle ont été emprisonnées jusqu'à 779 personnes.

En attendant, le président américain Barack Obama, qui avait fait de la fermeture de la prison controversée une promesse phare dès son premier mandat, s'est résigné à signer fin novembre la grande loi de défense 2016 qui renouvelle en particulier l'interdiction de fermer Guantanamo.

Avec AFP

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