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Un comité de crise Bamako-ONU créé


Des casques de la MINUSMA en garde devant un bureau gouvernemental à Kidal, au Mali, le 15 novembre 2013 (Reuters)

Des casques de la MINUSMA en garde devant un bureau gouvernemental à Kidal, au Mali, le 15 novembre 2013 (Reuters)

Le comité de crise, constitué des responsables de l'ONU au Mali et d'officiels maliens, vise à ramener la paix dans le nord du pays.

La mise sur pied de ce comité fait suite aux trois jours de combats les 15, 16 et 17 août entre la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA, rébellion) et le Groupe d'auto-défense touareg Imghad et alliés (Gatia, pro-Bamako), selon des sources officielles maliennes et onusiennes.

Le Gatia a évoqué un bilan de 15 morts dans les rangs de la CMA et annoncé avoir pris le contrôle de la ville d'Anéfis, à environ 120 km au sud de Kidal, à l'issue des affrontements. La CMA n'a fourni aucun bilan.

"Pour ramener la paix et le calme dans le nord du Mali, il y a eu mercredi la création d'un comité de crise politique et militaire, composé de responsables de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma) et d'officiels maliens", a déclaré une source de sécurité au sein de Minusma.

Une source gouvernementale confirme aussi la mise sur pied du comité.

Pour le volet "politique, le comité est formé de responsables de la Minusma et notamment des représentants des ministères maliens de la Défense et des Affaires étrangères", a dit cette source gouvernementale, citée par l’Agence France Presse.

"Les militaires maliens et ceux de la Minusma sont membres de l'aile militaire du comité de crise", a-t-elle ajouté.

Les deux branches politique et militaire du comité tiennent une réunion quotidienne pour faire "avancer les choses. La priorité est de voir comment obtenir que chaque partie revienne sur les positions qu'elle tenait avant les derniers développements sur le terrain", a précisé la source de sécurité au sein de la Minusma.

Le comité doit disparaître après une période non déterminée, selon les mêmes sources.

La CMA et le Gatia font partie des signataires de l'accord de paix conclu à Alger, signé le 15 mai par le gouvernement malien et ses alliés, puis le 20 juin par la rébellion.

"Nous sommes inquiets. Hier (mercredi), dans la localité d'Idelimane, (nord), des hommes armés ont tiré sur des éléments appartenant à la Plate-forme (une coalition de groupes progouvernementaux) mais il n'y a pas eu de victime. Nous devons tout faire pour calmer le jeu", a précisé la source de sécurité à la Minusma.

AVEC AFP

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