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Un chef rebelle du Darfour recherché par la CPI, tué par une faction rivale


Saleh Mohammed Jerbo Jamus, lors de sa comparution devant la CPI

Saleh Mohammed Jerbo Jamus, lors de sa comparution devant la CPI

Un chef rebelle du Darfour recherché par la Cour pénale internationale (CPI) aurait été tué, affirment ses avocats. L'équipe chargée de défendre Saleh Mohammed Jerbo Jamus, a précisé qu'il est mort le 19 avril lors d'une attaque par une faction rebelle rivale.

Ses avocats ont informé la CPI de son décès dans des documents déposés cette semaine et rendus public mardi soir. Ils ont invité le tribunal à constater le décès.

Jerbo était l'ancien chef du groupe rebelle SLA-Unity, qui a intégré plus tard une autre formation, le Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM). Agé de 36 ans, il avait été inculpé par la CPI, avec un autre chef rebelle, de trois chefs d'accusation de crimes de guerre.

Ceux-ci auraient été commis au cours d'une attaque le 29 septembre 2007 contre la Mission de l'Union africaine au Soudan (Muas) sur la base militaire d'Haskanita. Douze soldats de la force de paix de UA, dont sept Nigérians, avaient été tués.
Jerbo a coopéré avec la CPI et a comparu à La Haye en juin 2010, peu de temps après sa mise en accusation.

Ses avocats disent que l'attaque qui lui a coûté la vie a été menée par le JEM, sous la direction de Gibril Ibrahim.

Les groupes rebelles du Darfour ont lancé une insurrection en 2003. Les efforts de paix achoppent et des affrontements se poursuivent entre les forces gouvernementales et les différentes factions rebelles.

Selon l'ONU, les combats ont coûté la vie à environ 300.000 personnes.

Le président soudanais, Omar el-Béchir, est recherché par la CPI pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide contre des civils au Darfour.
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