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Un Belge décroche le job convoité d'ermite en Autriche


Deux randonneurs empruntent une route enneigée à Lofer, province autrichienne de Salzbourg, le 18 janvier 2016.

Il n'y a ni eau courante, ni électricité mais plus de cinquante candidats ont postulé pour occuper l'un des derniers ermitages d'Europe centrale, en Autriche. C'est un Belge de 58 ans qui a décroché le job avec vue sur les Alpes, a annoncé mercredi la commune de Saalfelden.

"Nous avons choisi Stan Vanuytrecht parce que sa personnalité nous a séduit. Il irradie la sérénité et la force", a expliqué dans un communiqué Erich Rohrmoser, maire de cette commune située près de Salzbourg (ouest).

Géomètre à la retraite, ancien officier dans l'artillerie, germanophone, mais aussi diacre, bénévole dans le secteur social et conducteur d'une antique Trabant est-allemande, cet amateur de pipe à la barbe blanche s'est dit surpris d'avoir été choisi.

"Je pensais que je n'avais aucune chance", a confié l'heureux élu cité par l'agence autrichienne APA.

"Quand j'ai lu la description de l'ermitage de Saalfelden, je me suis dit: c'est un endroit pour moi, c'est là que je veux être+", a-t-il ajouté.

Accroché à une falaise à 1.400 mètres d'altitude, l'ermitage offre une vue splendide sur les Alpes de la région de Salzbourg. Voué à Saint-Georges, il attire chaque été des centaines de pèlerins et de randonneurs.

"Le candidat doit être conscient que l'ermite de Saalfelden ne mène pas une vie solitaire: beaucoup de gens viennent se confier", avait expliqué à l'AFP en janvier le curé local Alois Moser qui supervisait le recrutement pour ce poste non rémunéré.

La vie de Stan n'a pas été un long fleuve tranquille, explique-t-il, convaincu que son expérience lui sera utile. Outre son engagement social auprès des sans-abris, des alcooliques, des toxicomanes, des détenus, ce catholique père de deux enfants a été confronté à la maladie mentale de son ex-femme puis à la pauvreté qui a suivi leur séparation.

Créé il y a plus de 350 ans, l'ermitage de Saalfelden a été occupé presque chaque année.

Après avoir été assumée pendant douze ans par un moine bénédictin, la fonction d'ermite a été occupée l'été dernier par un ancien prêtre et psychothérapeute viennois, qui a choisi de retourner à la vie civile au bout de six mois.

Certains pèlerins ravitaillent le lieu en eau, épargnant ainsi à l'ermite des heures de marche un jerrican au bras.

En raison de son caractère très spartiate, l'ermitage n'est occupé que d'avril à octobre, son occupant étant libre de passer l'hiver dans un endroit de son choix.

Le nouvel ermite de Saalfelden prendra ses fonctions le 30 avril.

Avec AFP

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