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Un mort et deux disparus dans l'Everest


Des trekkers font leur chemin vers Dingboche, un camp de base populaire du mont Everest, en Pangboche, au Népal, le 19 février 2016.

Des trekkers font leur chemin vers Dingboche, un camp de base populaire du mont Everest, en Pangboche, au Népal, le 19 février 2016.

Un alpiniste indien est mort en redescendant l'Everest et deux de ses deux compagnons d'ascension sont portés disparus, a annoncé lundi l'agence organisatrice de l'expédition, portant à cinq le nombre de décès cette année dans l'Himalaya.

Subhash Pal avait atteint le toit du monde mais a perdu connaissance en descendant le ressaut Hillary, un passage vertical de glace, et est décédé dimanche.

Il est le troisième alpiniste à périr sur l'Everest au cours des derniers jours, après le décès d'une Australienne et d'un Néerlandais victimes des suites du mal des montagnes.

L'alpiniste indien "est mort alors que les guides le redescendaient", a dit Loben Sherpa de l'agence organisatrice Trekking Camp Nepal à l'AFP.

Il faisait partie d'un groupe de quatre Indiens qui avait perdu le contact avec leur agence samedi après-midi.

Des membres de l'organisation ont réussi à renouer contact dimanche avec Subhash Pal et une autre membre de l'expédition, Sunita Hazra, pour les aider à rejoindre le Camp 3 mais sans parvenir à avoir de nouvelles des deux autres alpinistes.

"Sunita a été secourue et emmenée dans un hôpital de Katmandou pour être soignée. Nous n'avons toujours aucune nouvelle des deux autres", a dit Sherpa.

Un guide népalais était mort jeudi après avoir glissé et fait une chute de 2.000 mètres sur le mont Lhotse, quatrième plus haut sommet dans le monde. Un autre alpiniste indien est décédé après être tombé malade lors de la descente du mont Dhaulagiri.

Depuis la première ascension réussie de l'Everest en 1953, plus de 300 personnes, des locaux pour la plupart, sont morts sur les montagnes de l'Himalaya.

Le nombre de décès récent a mis en lumière les dangers de l'ascension des hauts sommets mais il n'est pas inhabituel puisque 34 personnes sont mortes sur l'Everest de 2008 à 2013.

Quand ils franchissent les 8.000 mètres d'altitude, les alpinistes entrent dans "une zone de la mort", en raison de la difficulté du terrain et de la raréfaction de l'oxygène.

"Les sentiments sont mêlés après ces décès, les gelures et les sauvetages, cela rappelle les dangers de l'ascension de l'Everest", estime Alan Arnette, un vétéran de l'alpinisme.

Une trentaine d'alpinistes ont été secourus cette saison après avoir connu des gelures ou le mal d'altitude.

"Il y a cependant un certain soulagement car il y a eu une saison normale", a-t-il précisé.

Plus de 350 alpinistes, dont 140 étrangers, ont réussi l'ascension du plus haut sommet du monde cette année après deux années marquées par des catastrophes meurtrières.

Le Népal avait émis 289 permis d'ascension de l'Everest pour les étrangers à l'occasion de cette saison de printemps, prouvant que le sommet attire toujours.

Des centaines d'alpinistes avaient dû renoncer l'an dernier après l'avalanche causée par le séisme meurtrier au Népal qui avait tué 18 personnes au camp de base.

En 2014 une avalanche avait tué 16 guides népalais, entrainant l'arrêt des expéditions. Seul un alpiniste avait atteint le sommet de l'Everest après ce drame.

Avec AFP

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