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L'Ukraine et les rebelles accusés de ne pas respecter la nouvelle trêve


Le leader de la minorité tatare de Crimée, Moustafa Djemilev à Kiev en Ukraine le 23 novembre 2015. (AP Photo/Andrew Kravchenko)

Le leader de la minorité tatare de Crimée, Moustafa Djemilev à Kiev en Ukraine le 23 novembre 2015. (AP Photo/Andrew Kravchenko)

Les autorités ukrainiennes et les séparatistes prorusses se sont accusés mutuellement mercredi de violer la trêve du Nouvel an, à peine plus de douze heures après son entrée en vigueur dans l'est du pays.

"Les groupements armés illégaux continuent à violer brutalement le dernier accord sur la trêve +complète+" en utilisant notamment "des lance-missiles multiples Grad" dans la région de Lougansk, a déclaré dans un communiqué le service de presse de l'opération militaire ukrainienne dans l'Est, sans cependant faire état de victimes.

Depuis l'entrée en vigueur à minuit de ce nouveau cessez-le-feu, les rebelles ont tiré sept fois sur les positions ukrainiennes, a assuré le communiqué en énumérant aussi des tirs de "systèmes de missiles antichar" et d'armes à feu dans la région de Donetsk.

Les Ukrainiens ont assuré de leur côté "respecter strictement" la nouvelle trêve. Après avoir confirmé dans un premier temps cette déclaration, les autorités séparatistes ont ensuite à leur tour accusé Kiev de violer le cessez-le-feu.

"Les militaires ukrainiens continuent de tirer sur des localités de la République populaire de Donetsk" (DNR autoproclamée) malgré la trêve, a déclaré à l'AFP un haut responsable militaire rebelle, Edouard Bassourine.

"Ils utilisent des armes de feu et des mortiers", a-t-il poursuivi.

Les autorités séparatistes de la région voisine de Lougansk ont pour leur part indiqué que les derniers tirs provenant des positions ukrainiennes avaient eu lieu une heure avant l'entrée en vigueur de la trêve, dans un communiqué mercredi matin.

Kiev et les rebelles ont annoncé mardi avoir conclu une trêve de Nouvel An, après qu'une récente flambée de violences a ébranlé le fragile cessez-le-feu dans la zone du conflit, qui a fait plus de 9.000 morts depuis son déclenchement en avril 2014.

Ce nouveau cessez-le-feu intervient trois mois après le précédent, instauré en septembre et qui a permis pour un temps de calmer considérablement les combats.

Kiev a par ailleurs accusé les insurgés d'avoir pris contrôle mardi du village de Kominternové, dans la zone neutre autour de la ligne de front, dans le sud de la région de Donetsk. Selon Kiev, des combattants séparatistes y ont installé des blindés et commencé à fortifier leurs positions.

Les autorités séparatistes ont démenti ces accusations, tandis que l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), qui a des observateurs déployés dans la zone du conflit, a indiqué ne pas être en mesure de vérifier ces allégations, les routes menant vers cette localité ayant été minées.

Avec AFP

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