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L'UA envisage un retrait de ses troupes en Somalie à partir d'octobre 2018


Le général de brigade Anthony Ngere, à gauche, de la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM) discute avec ses officiers supérieurs au quartier général secteur de l’Amison dans la ville de Dhobley, Somalie, 30 septembre 2012. EPA / UA-ONU IST PHOT

Le général de brigade Anthony Ngere, à gauche, de la Mission de l'Union africaine en Somalie (AMISOM) discute avec ses officiers supérieurs au quartier général secteur de l’Amison dans la ville de Dhobley, Somalie, 30 septembre 2012. EPA / UA-ONU IST PHOT

L'Union africaine (UA) a commencé à plancher sur un retrait de sa force basée en Somalie (Amisom), où elle oeuvre à la stabilisation du pays, à compter d'octobre 2018, selon les dernières délibérations du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'UA.

Lors de sa 608e rencontre le 29 juin, consacrée à la Somalie, le CPS a discuté d'un calendrier prévoyant que l'Amisom resterait encore deux ans en Somalie, avant de se retirer et de transférer ses prérogatives à l'armée somalienne d'ici décembre 2020.

Le CPS "prend note de la chronologie indicative pour une stratégie de sortie de l'Amisom présentée par la Commission de l'UA", peut-on lire dans un document résumant les décisions prises lors de cette rencontre et publié mercredi sur le site du CPS.

Ce calendrier "met la priorité sur les gains et la consolidation de territoires par l'Amisom et les SNSF (Forces nationales et de sécurité somaliennes) d'ici 2018".

Il prévoit ensuite "un retrait et transfert des responsabilités sécuritaires vers les SNSF entre 2018 et décembre 2020".

L'Amisom est déployée depuis 2007 en Somalie, où ses quelque 22.000 soldats soutiennent le fragile gouvernement somalien contre les islamistes shebab, affiliés à Al-Qaïda, qui ont juré sa perte.

La puissance de feu supérieure de l'Amisom a permis de chasser les shebab de Mogadiscio en août 2011. Ceux-ci ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions, mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent leurs opérations de guérilla et des attentats suicide, souvent jusque dans la capitale.

L'Amisom, dont le mandat doit être renouvelé en juillet, a connu un certain nombre de revers ces derniers mois. Elle a du mal à s'adapter à la stratégie de guérilla des shebab, et est handicapée par le manque de moyens, de coordination et tout simplement de motivation.

Face à l'absence de progrès notables et aux problèmes de financement de l'Amisom, l'Ouganda, qui en fournit le contingent le plus important avec environ 6.000 hommes, a récemment indiqué envisager de retirer ses troupes de Somalie d'ici la fin 2017.

Le Kenya avait lui aussi menacé de retirer ses quelque 3.700 soldats de l'Amisom, après que l'Union européenne eut décidé en janvier de réduire de 20% sa contribution à la force de l'UA en Somalie.

Avec AFP

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