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Turquie : 3.000 migrants tentant de rejoindre la Grèce arrêtés en quatre jours


Des échauffourées ont éclaté entre les migrants et les réfugiés à la frontière nord de la Grèce avec la Macédoine, après que des centaines de personnes n’ont pas été autorisées à traverser la frontière bloqué le passage en signe de protestation, près du village grec nord de Idomeni, jeudi 3 décembre 2015

Des échauffourées ont éclaté entre les migrants et les réfugiés à la frontière nord de la Grèce avec la Macédoine, après que des centaines de personnes n’ont pas été autorisées à traverser la frontière bloqué le passage en signe de protestation, près du village grec nord de Idomeni, jeudi 3 décembre 2015

Les autorités turques ont aussi interpellé une trentaine de passeurs qui s'apprêtaient à aider les migrants à traverser la mer Egée pour se rendre dans les îles grecques, rapporte l'agence de presse Dogan.

Ces opérations interviennent dans la foulée de l'accord conclu dimanche dernier par les dirigeants des pays de l'Union européenne (UE) et le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu pour tenter d'endiguer le flux des migrants.

Depuis mardi, quelque 300 gendarmes ont arrêté dans la seule région de Canakkale (nord-ouest), en face de l'île de Lesbos, un total de 2.933 personnes, pour l'essentiel des réfugiés syriens et irakiens, et placé en garde à vue 35 passeurs présumés, selon Dogan.

Lundi déjà, 1.300 migrants avaient déjà été empêchés de rejoindre Lesbos.

La Turquie affirme avoir interpellé depuis le début de l'année 47.622 personnes qui voulaient se rendre en Grèce depuis la province de Canakkale et avoir sauvé au large de ses côtes plus de 79.000 migrants en difficulté en mer.

Depuis le début de l'année, plus de 650.000 migrants ont pris la mer depuis la Turquie pour rallier les îles grecques, a rapporté l'ONU. Sur la même période, plus de 500 d'entre eux, dont une grande majorité d'enfants, ont trouvé la mort, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Le "plan d'action" décidé à Bruxelles prévoit le versement par l'UE d'une aide de 3 milliards d'euros à la Turquie, qui accueille à elle seule 2,2 millions de réfugiés syriens, en échange de son engagement à mieux contrôler ses frontières et à coopérer dans la lutte contre les passeurs qui opèrent depuis son rivage.

Ankara a obtenu en retour la promesse d'une accélération des négociations en cours pour faciliter l'attribution de visas pour l'Europe.

Avec AFP

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