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Troubles sociaux en Tunisie: les autorités allègent le couvre-feu nocturne


Des manifestants lançant des projectiles sur les forces de l’ordre dans la ville de Ennour, près de Kasserine, en Tunisie, le mercredi 20 janvier 2016.

Des manifestants lançant des projectiles sur les forces de l’ordre dans la ville de Ennour, près de Kasserine, en Tunisie, le mercredi 20 janvier 2016.

Les autorités tunisiennes ont annoncé lundi un allègement du couvre-feu nocturne instauré vendredi dernier dans l'ensemble du pays après une vague de contestation sociale inédite depuis la révolution.

Le couvre-feu sera désormais en vigueur de 22H00 à 05H00 du matin. Le précédent couvre-feu débutait à 20H00 (locales).

"Vue l'amélioration relative de la situation sécuritaire, il a été décidé d'alléger le couvre-feu à partir du 25 janvier dans tout le territoire de la République de 22H00 à 05H00 du matin (19H00 à 04H00 GMT)", a annoncé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué publié sur sa page officielle Facebook.

Le 22 janvier, les autorités tunisiennes avaient décrété un couvre-feu nocturne dans toute la Tunisie après plusieurs jours de troubles sociaux partis de Kasserine, dans le centre défavorisé du pays, avant de se propager à de nombreuses autres régions.

Les premières manifestations ont débuté après la mort d'un jeune chômeur, le 16 janvier à Kasserine, qui s'est électrocuté alors qu'il protestait, parmi d'autres, contre le retrait de son nom d'une liste d'embauche dans la fonction publique.

Le gouvernement tunisien a affirmé en fin de semaine dernière que la situation s'apaisait, tout en réclamant de la "patience" face à une situation économique et sociale difficile.

Des mouvement sociaux se poursuivaient toutefois lundi dans quelques villes, mais sans heurts comparables à ceux observés quelques jours plus tôt.

La Tunisie a réussi sa transition politique post-révolution mais ne parvient pas à s'extirper du marasme économique.

Le pays se trouve par ailleurs sous état d'urgence depuis l'attaque suicide du 24 novembre perpétrée en plein Tunis contre la garde présidentielle (12 agents tués), revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI).


AFP

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