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Tunisie: la tension est vive après les affrontements entre l'armée et des éléments loyalistes


Un char de l'armée tunisienne près du palais présidentiel de Carthage

Un char de l'armée tunisienne près du palais présidentiel de Carthage

L’armée a donné l’assaut au palais présidentiel de Carthage où se sont retranchés des membres de la garde présidentielle du président déchu Zine El Abidine Ben Ali, qui a fui en Arabie le vendredi 14 janvier.

"Des combats ont éclaté entre des éléments loyalistes qui refusaient de quitter le palais et les nouveaux membres de la garde présidentielle ainsique l'armée." selon Imed Ben Hamida, journaliste à Tunis Hébdo.

Le Premier ministre tunisien, Mohamed Ghannouchi qui devrait annoncer lundi 17 janvier la formation d'un gouvernement d'union nationale a déclaré sur les ondes de la télévision nationale que pour "les autorités de transition, c'est la tolérance zéro envers ceux qui sèment le chaos"

Auparavant le général Ali Seriati, l’ex-chef de la sécurité de Ben Ali a été arrêté. Il est accusé d'être derrière les exactions de ces derniers jours contre la population. Rafiq Bel Hajj Kacem, l’ancien ministre de l’intérieur et l’homme fort de l’ex-président déchu, a lui aussi été arrêté à Béja, sa ville natale, ainsi que quelques membres de la famille de l’ancien président.

La tension était vive aussi dans la matinée de dimanche au centre ville de Tunis où des tirs nourris ont été échangés entre des francs-tireurs cachés dans des immeubles et des policiers et militaires. La télévision nationale tunisienne a annoncé dimanche soir que deux francs-tireurs ont été abattus lors de ces affrontements.

"Il s'agit d'anciens membres des services de sécurité qui étaient à la solde de l'ancien président. Comme ils n'ont aucune chance de réintégrer la société, ils commettent des actes de violences dans l'espoir de faire régner la terreur. Cet un acte despéré de leur part car la population n'est plus de leur côté et ils veulent que dans le chaos il se passerait un miracle et que les gens se disent on était mieux avant. Ce qui est ridicule" a commenté Imad Ben Hamida, notre confrère à Tunis Hebdo.

Suivant l'appel de l'armée qui s'est déployée dans les points vitaux, les Tunisiens se mobilisent depuis quelques jours pour se protéger et faire face aux éléments armés loyalistes et les pillards. Selon Imed Ben Hamida des comités de surveillance ont été créés dans chaque quartier de Tunis et dans les autres villes du pays.

Par ailleurs un manque de carburant et de vivres se fait ressentir dans la capitale notamment. Certains commerces ont commencé à rouvrir petit à petit, où les gens se bousculent pour se procurer du pain, du lait et d'autres produits alimentaires.

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