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Tsvangirai : la présidentielle au Zimbabwe, une « farce gigantesque »


Morgan Tsvangirai a qualifié le scrutin de simulacre d'élection qui ne reflète pas la volonté populaire

Morgan Tsvangirai a qualifié le scrutin de simulacre d'élection qui ne reflète pas la volonté populaire

Au lendemain de l’élection présidentielle au Zimbabwe, le Premier ministre Morgan Tsvangirai a qualifié le scrutin de « farce gigantesque », en ajoutant qu’il n'acceptera pas les résultats du vote de mercredi.

« C'est un simulacre d'élection qui ne reflète pas la volonté du peuple », a déclaré M. Tsvangirai.

S'adressant à la presse jeudi, le candidat à la présidentielle a réitéré ses accusations de fraude électorale à l’encontre de son rival, Robert Mugabe. Par contre, les alliés du président sortant affirment que Mugabe et son parti ont facilement triomphé.

Ici à Washington, l’administration Obama a reconnu que d’après les premières informations relayées, le vote semble s’être déroulé pacifiquement. Mais une porte-parole du département d’Etat américain, Marie Harf, a fait valoir qu’il est trop tôt pour juger si le scrutin a été libre et juste.

« Maintenant, le test crucial est de savoir si le dépouillement du scrutin est mené d'une manière crédible et transparente, et si le résultat reflète véritablement la volonté du peuple Zimbabwéen » a dit Mme Harf.

Les observateurs de l'Union africaine (UE) ont également cité des rapports préliminaires faisant état d’un scrutin largement pacifique et ordonné. De son côté, la Commission électorale du Zimbabwe a qualifié l'élection de « libre et équitable ». Elle n'a pas encore publié de résultats, affirmant jeudi que le dépouillement se poursuit. Les résultats complets sont attendus d'ici lundi.

La police zimbabwéenne a averti que toute personne cherchant à offrir des résultats provisoires officieux serait arrêtée.

Par ailleurs, la police anti-émeute a été déployée à proximité du siège du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), le parti de M. Tsvangirai.

Le Réseau de soutien aux élections au Zimbabwe, qui avait déployé des milliers d’observateurs à travers le pays, éprouve lui aussi des inquiétudes. Selon la vice-présidente du réseau, Irène Petras, l’intégrité du scrutin a été compromise, un grand nombre de personnes ayant été empêchées de voter. Il se pourrait qu’un million d’entre eux n’aient pas pu exercer leur droit de vote, a-t-elle précisé.
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