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Tsengue Tsengue, l’homme qui produit des champignons à Brazzaville


A Brazzaville, un ingénieur bio-technicien, Tsengue Tsengue, a mis au point une technique de production des champignons. (VOA/Ngouela Ngoussou)

A Brazzaville, un ingénieur bio-technicien, Tsengue Tsengue, a mis au point une technique de production des champignons. (VOA/Ngouela Ngoussou)

À Brazzaville, un ingénieur biotechnicien, Tsengue Tsengue, a mis au point une technique de production des champignons. Portrait.

Désormais, il est facile pour un ménage d’acheter un kit à la congolaise de biotechnologie et de récolter pendant des semaines ses champignons à volonté. Les populations en raffolent et leurs témoignages abandonnent.

Sur place, le correspondant de VOA Afrique Ngouela Ngoussou fait le portrait de ce spécialiste des champignons.

C’est à son domicile du quartier Moungali, en plein cœur de Brazzaville, que l’ingénieur Tsengue Tsengue a installé son unité de production de champignons.

Souriant, il commence à s’habituer à l’exercice de guide de son entreprise, la Congolaise de biotechnologie. "C’est toujours un plaisir d’ouvrir sa porte à l’étranger", dit-il, du haut de sa maison, un R+1 en bois.

Après avoir enfilé sa blouse blanche, Tsengue Tsengue présente les différentes étapes de production des champignons. Deux mois en tout pour manger ces légumes très prisés des Congolais. Cette entreprise réunit les efforts de cinq personnes, sous la ferrure du patron lui-même, connu pour sa minutie et sa rigueur.

Formé comme ingénieur à l’École centrale de Paris, Tsengue Tsengue a commencé par fabriquer des bateaux de pêche à Brazzaville. Un marché que lui accorde l’Union européenne dans le cadre d’un projet avec l’État congolais. C’est par cette ingénierie mécanique que les Congolais découvrent leur compatriote, alors à la tête de la société Challenge Futura. La boîte a fermé depuis une année. Un litige foncier avec un dignitaire du pouvoir a délogé la jeune entreprise, encore si peu enracinée…

Mais l’homme à vite rebondi avec la culture des champignons. Aujourd’hui, il a pignon sur rue à Brazzaville. Des consommateurs accourent chez Tsengue Tsengue pour acquérir des sachets ensemencés de champignons. La récolte est assurée dans les dix jours. Pour un kit de 9.000 francs CFA, on peut récolter pendant trois mois jusqu’à 3 kilos de champignons frais.

A Brazzaville, les consommateurs saluent le travail de Tsengue Tsengue. La qualité des champignons incite aux témoignages même les plus romantiques.

"C’est comme la saveur des champignons cueillis au village. À la maison, tout le monde a aimé. Au départ, on a cru que c’était une folie, mais là, on se bouscule tous derrière les champignons de Tsengue Tsengue", témoigne Augustine Tchimbakala, agent de la SNDE.

Les champignons sont généralement consommés pendant un mois, entre octobre et novembre, à Brazzaville. La Congolaise de biotechnologie veut révolutionner les coutumes alimentaires dans le pays, en proposant des champignons en toute saison.

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