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Trump : positions de fond vs. positions stratégiques


Donald Trump arrivant au siège du New York Times, le 22 novembre 2016

Donald Trump arrivant au siège du New York Times, le 22 novembre 2016

Le professeur Jim Ceaser, enseignant de sciences politiques à l’Université de Virginie, à Charlottesville, estime qu’il n’y a aucune surprise que M. Trump change de positions.

Le spectaculaire revirement du président élu Donald Trump sur un certain nombre de ses positions et promesses de campagne continue de dominer l’actualité aux Etats-Unis. Dans un entretien, mardi, avec des journalistes du New York Times - quotidien qu’il n’a pourtant cessé de critiquer- le prochain locataire de la Maison-Blanche a, par exemple, renoncé à l’idée de poursuites judiciaires contre sa rivale démocrate Hillary Clinton. Il se dit maintenant « ouvert » à l’Accord de Paris et reconnait l’impact humain sur le changement climatique.

Le professeur Jim Ceaser, enseignant de sciences politiques à l’Université de Virginie, à Charlottesville, estime qu’il n’y a aucune surprise que M. Trump change de positions. Le président élu américain n’a pas « une philosophie cohérente », explique-t-il, ajoutant que sa base n’est pas préoccupée par tous ces « détails. »

Donald Trump a adopté certaines positions purement « stratégiques », mais il en a défendu d’autres qui tiennent au fond, notamment la limitation de l’immigration, et la protection des emplois américains vis-à-vis des traités de libre échange, fait remarquer le professeur Ceaser. Pour le reste, « il ne faut pas prendre au sérieux tous ses mots », conseille le professseur Ceaser, en soulignant que Donald Trump, durant la campagne électorale, a souvent parlé comme un « comédien. »

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