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Troubles de janvier 2015 en RDC : un des principaux suspects transféré de la prison à l'hôpital


La cour suprême de Kinshasa

La cour suprême de Kinshasa

Un militant associatif congolais incarcéré et poursuivi pour atteinte à la sûreté de l'État a été admis dans un centre médical spécialisé de Kinshasa pour y recevoir des soins après la dégradation de son état de santé, rapporte l'AFP.

Selon son avocat et une source médicale, Christopher Ngoy, que les autorités tiennent pour l'un des principaux organisateurs des émeutes de janvier 2015 à Kinshasa, a été transféré lundi dans cette structure hospitalière du nord de la capitale de la République démocratique du Congo.

M. Ngoy est arrivé en fin d'après-midi lundi et a été "stabilisé", selon la source médicale.

"Le premier diagnostic est l'hypertension", a précisé Me Patrick Ngoy, son fils et avocat, mais d'autres examens sont en cours.

M. Ngoy est apparu très affaibli et parlant difficilement alors qu'il subissait une transfusion sanguine dans sa chambre.

Arrêté le 21 janvier 2015, M. Ngoy a été détenu au secret pendant près de trois semaines avant d'être déferré à la justice et de se faire signifier son inculpation pour dix chefs d'accusation, dont le plus grave est celui d'atteinte à la sûreté intérieure de l'État.

Selon Me Patrick Ngoy, M. Ngoy, président d'une petite association de défense des droits de l'Homme, refuse depuis le mois d'août de comparaître devant ses juges à l'absence de la presse, à qui le tribunal interdit de couvrir le procès.

Me Ngoy dit avoir intenté une action auprès de la plus haute instance judiciaire du pays afin d'obtenir l'ouverture du procès aux médias.

Christopher Ngoy comme l'un des principaux animateurs des manifestations lancées le 19 janvier 2015 à Kinshasa et dans d'autres villes du pays contre un projet de loi électorale controversé.

Violemment réprimées par les forces de l'ordre, les manifestations avaient rapidement viré à l'émeute et aux pillages jusqu'au 22 janvier, faisant quelques dizaines de morts.

Les contestataires dénonçaient initialement une disposition de ce texte qui aurait permis de prolonger le mandat du président Joseph Kabila au-delà de décembre 2016, date de la fin de son deuxième quinquennat, alors que la Constitution lui interdit de briguer un nouveau mandat.

Avec AFP

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