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Trois généraux putschistes arrêtés, selon la présidence burundaise


Des policiers à Bujumbura, au Burundi (Reuters)

Des policiers à Bujumbura, au Burundi (Reuters)

Parmi les officiers arrêtés, figureraient un général de police et deux généraux d'armée, dont l'ancien ministre de la Défense Cyrille Ndayirukiye.

BUJUMBURA, 15 mai (Reuters) - Trois généraux impliqués dans la tentative de coup d'Etat visant à déposer le président burundais, Pierre Nkurunziza, ont été arrêtés mais leur chef, général Godefroid Niyombaré est toujours en fuite, annonce vendredi un porte-parole de la présidence.

Parmi les officiers arrêtés, figurent un général de police et deux généraux d'armée, dont l'ancien ministre de la Défense Cyrille Ndayirukiye, a dit à Reuters Gervais Abayeho, porte-parole de la présidence. Pierre Nkurunziza est rentré au Burundi jeudi quelques heures après une déclaration du chef de l'armée faisant état de l'échec du coup d'Etat fomenté la veille par un général rebelle.

En décidant de briguer un troisième mandat, le président burundais a provoqué la colère de l'opposition, qui l'accuse de trahir la Constitution et les accords de paix d'Arusha ayant mis fin en 2005 à la guerre civile entre Hutus et Tutsis du Burundi qui a fait 300.000 morts. Sa candidature a été validée par la Cour constitutionnelle.

Plus de 20 personnes ont été tuées depuis le début des manifestations dans des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre. Le mouvement Focode (Forum pour la conscience et le développement), l'une des 300 organisations et associations qui ont appelé à descendre dans la rue pour protester contre la nouvelle candidature de Pierre Nkurunziza, a annoncé vendredi qu'il appellerait à de nouvelles manifestations et s'est dit étranger à la tentative de putsch de mardi.

"Les manifestations contre le troisième mandat de Nkurunziza vont se poursuivre", a dit Gordien Niyungeko, un des dirigeants du Focode. "Notre mouvement n'est pas lié à la tentative de coup d'Etat." Selon un groupe de jeunes gens de Cibitoke, un faubourg de Bujumbura où les manifestations anti-Nkurunziza étaient très fréquentes, la police a prévenu qu'ils seraient considérés comme des rebelles et comme des cibles s'ils décidaient de descendre dans la rue.

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