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Tout juste désigné, un ministre tunisien renonce à son poste


L'Assemblée des Représentants du Peuple à Tunis, Tunisie, le 10 mai 2016

L'Assemblée des Représentants du Peuple à Tunis, Tunisie, le 10 mai 2016

Un ministre tunisien dont la récente nomination a provoqué la colère du puissant syndicat UGTT a annoncé avoir renoncé à son poste pour éviter une crise.

Khalil Ghariani, membre du bureau exécutif de la centrale patronale Utica, a été désigné ministre de la Fonction publique et de la gouvernance lors d'un remaniement restreint en remplacement d'Abid Briki, un ancien de l'UGTT.

Cette désignation a été vivement critiquée par la centrale syndicale, qui l'a décrite comme une "provocation" et demandé au gouvernement de la réviser.

"Au vu de la tension politique et sociale que nous avons vécue dans le pays ces dernières 48 heures et après mûre réflexion (...), j'ai demandé à rencontrer le chef du gouvernement et je lui ai présenté mon désistement de ce poste", a déclaré M. Ghariani à la radio privée Mosaïque FM à l'issue d'un entretien avec le Premier ministre Youssef Chahed.

"Nous devons préserver les équilibres politiques et sociaux dans le pays (...), l'action gouvernementale et même les équilibres entre l'Utica et l'UGTT", a-t-il ajouté. "Ce n'est pas le moment pour ce genre de crise".

Aucun nouveau nom n'a pour l'heure été avancé pour lui succéder.

Entré en fonctions l'été dernier après que son prédécesseur eut été jugé en échec sur l'économie, l'actuel gouvernement d'union peine à faire redémarrer ce secteur, régulièrement agité par des crises sociales.

La Tunisie a dû conclure l'an dernier un nouveau plan d'aide de 2,9 milliards de dollars avec le Fonds monétaire international (FMI), qui prévoit en échange la mise en oeuvre de réformes socialement sensibles.

Avec AFP

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