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Trois humanitaires du CICR enlevés au Mali, libérés


Des combattants du groupe islamiste Ansar Dine patrouillent à Tombouctou, au Mali, 31 août 2012.

Des combattants du groupe islamiste Ansar Dine patrouillent à Tombouctou, au Mali, 31 août 2012.

Le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Peter Maurer, annonce sur son compte Twitter que les collaborateurs du CICR enlevés la semaine dernière dans le nord-est du Mali par le groupe jihadiste Ansar Dine, "sont libres, sains et saufs".

"La meilleure nouvelle que nous pouvions avoir: nos trois collègues au Mali sont libres, sains et saufs", indique le compte Tiwtter de M. Maurer @PMaurerICRC.

L'information a été confirmée à l'AFP par le porte-parole du CICR à Bamako, Valery Mbaoh Nana, joint depuis Dakar.

"Tous les trois ont été libérés ce (vendredi) matin" et "ils sont à Kidal", chef-lieu de région à plus de 1.500 km au nord-est de Bamako, la capitale, a dit M. Mbaoh Nana, promettant des détails ultérieurement.

Cette annonce intervient au lendemain de la revendication de leur enlèvement par Ansar Dine, qui avait réclamé la libération, en contrepartie de celle des otages, d'un homme arrêté la semaine dernière par la force française Barkhane qui traque les jihadistes dans le Sahel.

"Nous avons arrêté trois personnes qui travaillent pour la Croix-Rouge. Nous voulons, avant de les libérer, que Barkhane libère Miyatène Ag Mayaris", avait déclaré jeudi à un journaliste de l'AFP à Bamako un responsable d'Ansar Dine, Nourredine Ag Mohamed.

Miyatène Ag Mayaris était le guide local recruté par l'équipe du CICR et, selon diverses sources, arrêté par la force Barkhane.

Aucune indication n'avait immédiatement pu être obtenue vendredi en fin de matinée sur les circonstances du relâchement des trois humanitaires et d'une éventuelle satisfaction de la condition posée par Ansar Dine.

Le 18 avril, le CICR avait annoncé dans un communiqué avoir "perdu contact depuis samedi (16 avril) avec trois de ses collaborateurs qui étaient en mission à Abéibara", au nord de Kidal, affirmant alors ignorer "les raisons de cet incident", sans toutefois clairement parler d'enlèvement, ni préciser leurs identités et nationalités.

Le lendemain, M. Mbaoh Nana avait précisé que l'équipe avait été enlevée sans effusion de sang, sans toutefois dire par quel groupe ou quelle communauté.

Il avait ajouté mardi que les membres de l'équipe dépêchée depuis le 13 avril à Abéibara étaient sur le chemin du retour vers Kidal "lorsqu'ils ont été interceptés par quelqu'un qui était à moto et qui leur a demandé de le suivre".

Au sein de l'équipe, "ils étaient quatre, il y en a un qui a été libéré" et a raconté au CICR qu'ils avaient campé dans la nuit du 15 au 16 avril dans une zone où ont eu lieu "des opérations des forces françaises de Barkhane" qui auraient arrêté leur guide, avait indiqué le porte-parole.

Ansar Dine fait partie des groupes alliés à Al-Qaïda qui ont contrôlé le vaste nord du Mali pendant près de dix mois entre 2012 et janvier 2013.

Les jihadistes ont été en grande partie chassés de cette région par une intervention internationale déclenchée en janvier 2013 par la France avec son opération Serval, remplacée depuis août 2014 par Barkhane. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères.

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