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Piraterie maritime : sommet des dirigeants africains en octobre à Lomé


Un navire anti-piraterie au large du Nigeria en décembre 2013.

Un navire anti-piraterie au large du Nigeria en décembre 2013.

Les dirigeants africains ont promis de se réunir du 10 au 15 octobre en sommet extraordinaire à Lomé pour "adopter une charte en vue de lutter efficacement contre la piraterie maritime", a déclaré mardi le ministre togolais des Affaires étrangères Robert Dussey.

"C'est la première fois que les chefs d'Etat et de gouvernement des 54 pays de l'Union africaine se réuniront sur une thématique si importante, celle de la sécurité et de la sûreté maritime et le développement en Afrique", a déclaré à l'AFP M. Dussey, soulignant que le véritable enjeu de ce sommet sera "la charte qui sera adoptée à Lomé".

Initialement prévue en novembre 2015, la rencontre a été reportée en raison du retard accusé dans les travaux de réfection de l'hôtel devant abriter les discussions.

"Tous les pays sont conscients du danger que représentent les actes criminels en mer. Le Togo a mobilisé tous ses partenaires bilatéraux et multilatéraux afin de réussir ce challenge continental", a indiqué le ministre.

"La charte de Lomé sera un véritable texte juridique contraignant, avec plusieurs avantages pour les pays africains", a-t-il souligné, précisant qu'au moins 205 attaques de navires ont été enregistrées dans le Golfe de Guinée de 2005 à mai 2015.

La zone côtière s'étendant du Sénégal à l'Angola est devenue, selon les experts, la nouvelle plaque tournante de la piraterie en Afrique, prenant le relais du golfe d'Aden, au large de la Corne de l'Afrique, à l'est du continent, où le phénomène a quasiment disparu devant le déploiement d'une armada militaire internationale.

Pour l'instant, seules quelques initiatives nationales, bilatérales ou régionales existent pour faire face à la piraterie dans le golfe de Guinée.

Au Togo, huit attaques ont été enregistrées de 2011 à 2013 dont sept déjouées, selon les statistiques de la marine togolaise.

Depuis 2013, aucun acte de piraterie n'a été commis, la sécurité ayant été renforcée dans les eaux togolaises. Cette situation a entraîné une augmentation du nombre de navires au Togo.

Au moins 2.423 navires ont fréquenté les eaux togolaises de janvier à juillet 2015 et 2.307 pendant la même période cette année, contre au plus 500 navires avant 2013.

"Le Togo attire davantage d'investisseurs étrangers, grâce aux efforts fournis et l'expertise dans le secteur maritime. Avec la présence de plus de 3.000 invités en octobre prochain, ce sont d'importantes répercussions économiques pour tous les secteurs d'activités dans notre pays", a ajouté M. Dussey.

Avec AFP

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