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Togo : la candidature de Faure Gnassingbé validée pour un troisième mandat


President of Togo Faure Gnassingbe (à gauche) place un bulletin de vote dans l'urne lors de l'élection présidentielle, à Lomé, le 25 juillet 2013

President of Togo Faure Gnassingbe (à gauche) place un bulletin de vote dans l'urne lors de l'élection présidentielle, à Lomé, le 25 juillet 2013

La Cour constitutionnelle du Togo a validé la candidature du chef de l'Etat sortant Faure Gnassingbé pour un troisième mandat à l'élection présidentielle de mi-avril.

L'opposition et de la société civile protestaient depuis un temps contre un troisième de Gnanissngbé. Ils exigeaient la modification de la Consitution pour limiter les mandats présidentiel à deux pour un seul individu.

Raphael Adjaré, de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme, a réagi à la validation de la candidature de Gnassingbé en affirmant que la Cour Constitutionnelle n’est pas indépendante.


Jean-Pierre Fabre, considéré comme le chef de l'opposition togolaise, à la tête de l'Alliance Nationale pour le Changement (ANC), a vu lui aussi sa candidature validée et apparaît comme le principal rival de M. Gnassingbé pour ce scrutin à un tour prévu le 15 avril.

Trois autres opposants, qui avaient déposé leur candidature devant la Commission électorale indépendante (CENI) avant la date limite du 1er mars, ont également été autorisés à se présenter.

"Après l'examen des dossiers, tous les postulants remplissent les conditions fixées à l'article 62 de la Constitution", a déclaré la Cour dans un communiqué.

Depuis une modification de la Constitution en 2002 par le général Gnassingbé Eyadéma, prédécesseur et père de l'actuel président, il n'y a plus de limitation des mandats présidentiels au Togo.

Un projet de loi visant à limiter le nombre de mandats présidentiels avait été rejeté en juin 2014 par le Parlement, où le parti au pouvoir est majoritaire.

Les partis d'opposition et la société civile sont descendus plusieurs fois dans la rue, ces derniers mois, pour réclamer une limitation des mandats présidentiels et protester contre un troisième mandat de M. Gnassingbé.

Mais l'opposition togolaise, très divisée, peine à parler d'une seule voix et à mobiliser les foules.

Après des études de finances et de gestion en France et aux Etats-Unis, M. Gnassingbé, un homme discret et timide, réputé habile, était rentré au Togo au milieu des années 1990 pour devenir le "grand argentier" et conseiller financier de son père.

Porté au pouvoir par l'armée à la mort du général Eyadéma, qui a gouverné le Togo d'une main de fer pendant 38 ans jusqu'en 2005, il a remporté en 2005 et 2010 des scrutins présidentiels aux résultats contestés par l'opposition.

VOA/AFP

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