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TI: les pots-de-vin toujours aussi répandus dans le monde


Cette carte de Transparency International montre à quel point les partis politiques sont considérés comme corrompus par les sondés

Cette carte de Transparency International montre à quel point les partis politiques sont considérés comme corrompus par les sondés

Les pots-de-vin sont toujours aussi répandus dans le monde, révèle l’édition 2013 du Baromètre mondial de la corruption dressé par l’ONG Transparency International (TI). Néanmoins, les citoyens sont toujours plus nombreux à juger cet état de chose inacceptable.

Cette vaste enquête d’opinion sur la corruption menée auprès de 114 000 individus dans 107 pays montre que plus d’une personne sur quatre a dû s’acquitter d’un pot-de-vin au cours des douze derniers mois. Le phénomène est omniprésent, signale Chantal Uwimana, directrice du département Afrique de TI.


A travers le monde, les partis politiques sont considérés comme les institutions les plus corrompues. Puis viennent la police et l'appareil judiciaire. Le rapport de TI établit un lien entre la pauvreté et les pots-de-vin, faisant valoir que huit des dix pays les plus mal notés sont africains.

En Israël, au Japon, au Soudan et au Sud Soudan, les instances religieuses sont considérées comme « très corrompues ».

Une majorité des personnes interrogées considèrent que depuis la crise financière mondiale de 2008, les gouvernements sont moins efficaces dans leur combat contre la corruption. Pourtant, les deux tiers des individus à qui on demandait de payer un pot-de-vin ont affirmé avoir refusé, ce qui reflète une volonté croissante de lutter contre la mauvaise gouvernance.

A noter qu’en Afrique, où la corruption sévit, le Rwanda fait figure d’exception. Selon les Rwandais interrogés, les pots de vins ont nettement diminué ces deux dernières années dans leur pays.
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