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Thaïlande : le "tireur au popcorn"condamné à 37 ans de prison


Les agents de l’ordre escortent Vivat Yodprasit, le "tireur au popcorn", au centre, à l’arrivée à la cour pénale à Bangkok, en Thaïlande, 3 mars 2016.

Les agents de l’ordre escortent Vivat Yodprasit, le "tireur au popcorn", au centre, à l’arrivée à la cour pénale à Bangkok, en Thaïlande, 3 mars 2016.

Un Thaïlandais surnommé le "tireur au popcorn", pour avoir ouvert le feu lors d'une manifestation à Bangkok en récupérant les douilles de son fusil d'assaut dans un sac de popcorn, a été condamné jeudi à 37 ans de prison.

Un Thaïlandais surnommé le "tireur au popcorn", pour avoir ouvert le feu lors d'une manifestation à Bangkok en récupérant les douilles de son fusil d'assaut dans un sac de popcorn, a été condamné jeudi à 37 ans de prison.

Les images de ce tireur mystérieux tournées lors de heurts violents entre militants pro et anti-gouvernement en février 2014 avaient fait la une des journaux en Thaïlande.

Wiwat Yodprasit avait finalement été interpellé quelques semaines plus tard dans le sud du pays.

Entretemps, il avait été érigé en héros de la lutte contre le gouvernement de la Première ministre Yingluck Shinawatra, finalement déchu par un coup d'Etat en mai 2014, à la grande satisfaction des manifestants appelant au renversement du gouvernement élu. Des T-shirts à son effigie avaient même été imprimés.

Celui qui assurait faire partie du service d'ordre des manifestants opposés au gouvernement d'alors a été reconnu coupable jeudi par un tribunal de Bangkok d'avoir tué un passant le jour de son fait d'armes.

"Le chef de la sécurité des manifestations m'a donné un M16. J'ai tiré 20 balles. J'ai utilisé le sac de popcorn pour empêcher les douilles de tomber par terre", avait-il assuré après son arrestation.

Les responsables des manifestations ont toujours nié que leurs services d'ordre et leurs partisans aient pu être armés, accusant les autorités d'envoyer des "hommes en noir", tireurs mystérieux, pour décrédibiliser leur mouvement.

Les violences ayant émaillé les plus de quatre mois de manifestations antigouvernementales fin 2013-2014 à Bangkok ont fait plus de 20 morts et des centaines de blessés, souvent dus à des tirs ou jets de grenades dont la provenance n'a pas été élucidée.

Depuis le coup d'Etat de mai 2014, les militaires sont toujours au pouvoir et les manifestations politiques restent interdites.

Avec AFP

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