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Paris et Berlin veulent la révision des accords de Schengen


Pierre commémorative de l'accord de Schengen dans le petit village éponyme, au Luxembourg, le 27 janvier 2016.

La France et l'Allemagne ont exhorté la Commission européenne à réviser le code Schengen afin de mieux tenir compte de la menace terroriste.

"La persistance de la menace terroriste et l'efficacité des contrôles actuels aux frontières intérieures témoignent de la nécessité de procéder à la révision du Code Frontières Schengen(...) en cas de menace grave pour l'ordre public ou la sécurité intérieure", écrivent les ministres de l'Intérieur Thomas de Maizière et Bruno Le Roux dans une lettre commune que l'AFP a pu consulter.

Le petit village de Schengen, au Luxembourg, le 27 janvier 2016.

Le petit village de Schengen, au Luxembourg, le 27 janvier 2016.


La lettre, écrite de Berlin et datée de lundi, est adressée principalement au Premier vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans, et à ses collègues chargés de la Migration et de la Sécurité, respectivement Dimitris Avramopoulos et Julian King.

Les deux ministres allemand et français souhaitent que les contrôles soient rétablis pour "des durées supérieures à celles prévues actuellement", et que les conditions d'exercice des contrôles en dehors d'une période de rétablissement soient "assouplies".

La France a reçu le feu vert pour un rétablissement de contrôles à ses frontières jusqu'à la mi-juillet pour cause de menace terroriste persistante.

Berlin, de son côté, a déjà annoncé son intention de justifier à l'avenir ses contrôles aux frontières --temporairement rétablis à la suite de la crise migratoire-- par la menace terroriste, à l'image de ce que fait Paris.

Selon les règles actuelles, la durée maximale pour appliquer les contrôles en vertu de la menace terroriste est de deux ans.

Le couple franco-allemand demande également à la Commission d'aller plus loin que le projet actuel de l'exécutif européen de système d'entrée et sortie de l'UE et d'inclure dans la liste des voyageurs dont la trace est enregistrée les ressortissants européens et ceux de pays tiers en long séjour.

L'objectif est d'"identifier les trajets et filières de combattants étrangers", partant combattre en Irak et en Syrie, à travers un nouveau répertoire central.

Avec AFP

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