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Soudan : tensions dans l’Ouest et à la frontière Nord-Sud


Manifestations à Abyei

Manifestations à Abyei

La faction Abdelwahid Nur de l’Armée de libération du Soudan accuse les troupes gouvernementales d’avoir lancé des attaques hier et aujourd’hui dans le district de Tabra, sous contrôle rebelle dans le Darfour. Ibrahim al-Helwu, porte-parole des rebelle, affirme que plus de 50 personnes ont été tués et plus de 150 autres blessées.

Un groupe rebelle soudanais a fait état, vendredi, de dizaines de personnes tuées dans des attaques de l’armée gouvernementale au Darfour ; ce que dément le gouvernement. Pendant ce temps, la tension ne cesse de monter entre le Nord et le Sud-Soudan à l’approche du référendum d’autodétermination du Sud.

La faction Abdelwahid Nur de l’Armée de libération du Soudan accuse les troupes gouvernementales d’avoir lancé des attaques hier et aujourd’hui dans le district de Tabra, sous contrôle rebelle dans le Darfour. Ibrahim al-Helwu, porte-parole des rebelle, affirme que plus de 50 personnes ont été tués et plus de 150 autres blessées.

Le président soudanais Omar el-Béchir

Le président soudanais Omar el-Béchir

La mission conjointe ONU-union africaine au Darfour dit, de son côté, avoir reçu des informations selon lesquelles des hommes armés à cheval et à dos de chameau ont investi le marché de Tabra hier en tirant des coups de feux. Elle dit avoir dépêché des éléments sur place pour en savoir plus.

Pour sa part, un porte-parole militaire soudanais a qualifié de sans fondement les allégations rebelles.

Pendant ce temps, les tensions entre le Nord et le Sud-Soudan ne cessent d’envenimer la situation à cinq mois du référendum d’autodétermination prévu dans le Sud. L’une des questions les plus cruciales est la démarcation de la frontière entre le Nord et le Sud.

« Le fait que la plupart du pétrole du Soudan se trouve le long de cette frontière complique d’avantage la situation. Il a amplifié les dimensions politique et économique de la démarcation frontalière. Les deux régimes dépendent beaucoup du pétrole, si bien que le problème est particulièrement politisé », a souligné Zach Vertin, auteur du récent rapport d’International Crisis Group sur cette situation.

Certains observateurs redoutent un retour à la violence si les négociations sur le partage du pétrole n’aboutissent pas, a-t-il souligné. D’autres doutent que la question puisse être tranchée à temps pour permettre la tenue du référendum.

« Khartoum avait précédemment tenté d’utiliser la démarcation de la frontière comme moyen de retarder le référendum, arguant que cela était absolument nécessaire. C’est certain que l’idéal serait que cela ait lieu avant, mais il n’est pas nécessaire que le contentieux soit complètement vidé. Le référendum d’autodétermination aura lieu en janvier, mais cela n’équivaut pas à l’indépendance », a expliqué Zach Vertin d’International Crisis Group.

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