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Télévision par Internet: échec d'Aereo


En juin, la Cour suprême avait donné raison aux réseaux câblés américains qui reprochaient à
Aereo de diffuser leurs programmes sans leur accord (AP)

En juin, la Cour suprême avait donné raison aux réseaux câblés américains qui reprochaient à Aereo de diffuser leurs programmes sans leur accord (AP)

La start-up, lancée en 2012, s'est placée jeudi soir sous la protection du Chapitre 11 de la loi sur les faillites.

NEW YORK (Reuters) - Aereo, un service de diffusion sur internet des grandes chaînes de télévision, a déposé son bilan, cinq mois après la décision de la Cour suprême des Etats-Unis qui remet en cause son activité de vidéo en streaming.

Soutenue par le magnat américain des médias Barry Diller, la start-up lancée en 2012 et financée par IAC/InterActiveCorp s'est placée jeudi soir sous la protection du Chapitre 11 de la loi sur les faillites.

En juin, la Cour suprême avait donné raison aux grands réseaux câblés américains qui lui reprochaient d'enfreindre les lois sur la propriété intellectuelle en encodant et en diffusant en direct leurs programmes sans leur accord.

Le directeur général d'Aereo, Chet Kanojia, a déclaré que cette décision avait créé une "incertitude réglementaire et juridique" devenue insurmontable pour l'entreprise.

La société, qui n'est pas cotée, indique avoir demandé la protection contre ses créanciers pour obtenir "une marge de manoeuvre nécessaire" afin de vendre ses actifs, de se recapitaliser ou de se restructurer.

La décision de la Cour suprême, adoptée par six voix contre trois, avait constitué une victoire pour CBS, Comcast, la maison mère de NBC, Walt Disney, qui possède ABC, ou encore Twenty-First Century Fox.

Aereo avait suspendu la diffusion de son service fin juin et le 12 novembre, la société a licencié 74 salariés sur 88.

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