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Tchad : plus de 40 militaires aux arrêts pour vote en faveur des opposants selon leurs proches


Des soldats tchadiens déployés contre Boko Haram à Gambaru, au Nigeria (Archives).

Des soldats tchadiens déployés contre Boko Haram à Gambaru, au Nigeria (Archives).

Divers leaders de l’opposition tchadienne se sont alarmés aux sujets de ces militaires dont les parents sont sans nouvelles depuis le 9 avril, jour de vote des forces de sécurité.

Cela fait une semaine ce dimanche que les Tchadiens continuent d’attendre les premiers résultats de l’élection présidentielle du 10 avril.

Par ailleurs, les parents de plus de 40 militaires arrêtés le 09 avril, jour du vote des forces de sécurité, et détenus dans une prison secrète, commencent à s’inquiéter. Le tort de ces militaires serait d'avoir voté pour un candidat de l'opposition.

Parmi les témoignages des proches de ces militaires recueillis par le correspondant de VOA Afrique à N'Djaména, celle de l'épouse de l'un des militaires qui a expliqué que son mari est sorti vendredi de la maison et n'est plus rentré.

"Quand je suis allée au niveau de son boulot pour demander, on m'a dit qu'après le vote, on l'a arrêté. Je leur ai demandé par rapport à quoi, on me dit qu'il a voté un opposant, et on l'a arrêté."

A ce jour, l'épouse dit être sans nouvelles de son époux, et a lancé un appel aux leaders de l'opposition pour l'aider à faire la lumière sur le sort de son mari.

Divers leaders de l’opposition tchadienne se sont alarmés au sujet de ces militaires dont les parents sont sans nouvelles depuis le 9 avril.

Dans une déclaration publiée samedi, 16 avril, le leader de l’opposition et candidat à la présidentielle du 10 avril, Saleh Kebzabo, écrit notamment : « Des dizaines de militaires ont été arrêtés, chicottés, embastillés, torturés, humiliés et emprisonnés.

C’est à cette occasion que nous avons appris la confirmation d’une prison dans l’enceinte de la présidence de la République. » Selon l’opposant, certains militaires ont succombé des suites de ces mauvais traitements.

Lors de son point de presse de dimanche, 17 avril, Djimrangar Dadnadji, autre candidat de l’opposition à la présidentielle du 10 avril, a, lui aussi, réitéré les accusations d’arrestation de militaires ayant voté pour un candidat autre que le président sortant Idriss Déby Itno.

Pour l’heure, il n’y a eu aucune réaction officielle des autorités tchadiennes à ces allégations.

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