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C’est le mot que l’on entend un peu partout dans Bamako depuis dimanche, 28 juillet. Ce sont les partisans d’IBK (Ibrahim Boubacar Keita), celui qui pourrait être élu dès le premier tour “si les tendances se confirment”, d’après le Colonel Moussa Sinko Coulibaly, le ministre malien de l’Administration territoriale.

En disant à la presse ce mardi soir qu’on pourrait ne pas avoir un second tour de l’élection présidentielle, M. Coulibaly rejoignait en sorte les partisans du “Takokélé” (tour unique) qui eux, depuis dimanche disait à qui veut l’entendre qu’il n’y aura pas de second tour.

“Takokélé” est devenu le mot. Pour entamer une conversation dans la rue, dans un taxi, il suffit de lancer “Takokélé”. Les chauffeurs de Taxi, de minibus et les vendeurs à la sauvette dans Bamako, semblent presque tous être des partisans du “Takokele”.

Election a Bamako

Election a Bamako

Ceux-là sont convaincus depuis dimanche que leur champion, IBK, allait l’emporter dès ce premier tour. C’est pourquoi le 28 juillet au soir, beaucoup n’avaient pas fermé l’oeil, célébrant toute la nuit dans un tintamarre de klaxons, une victoire dont eux seuls avaient l’assurance d’avoir donnée à leur candidat.

Donc on dit “Takokélé” parce qu’on est sûr de gagner. Mais le “Takokélé”, pourrait être aussi vu comme l’expression d’une envie rapide de tourner la page. Comme si ces Maliens craignaient le second tour. A force de vouloir trainer avec les élections on risque de créer des problèmes pour un pays qui en a déjà trop avec ces 18 mois de crise politico-militaire.

En attendant le “Takokélé”, n’est qu’un slogan, très populaire. Ce mardi soir, après l’annonce des résultats partiels, les partisans du “Takokélé” sont de nouveau descendus dans les rues à pied, à mobylette, en voiture pour célébrer.

Et comme a dit le ministre de l’Administration territoriale, “si la tendance se confirme”, les partisans du “Takokélé” auront eu raison, dès le départ.
Election a Bamako

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