Liens d'accessibilité

Syrie: le bombardement de soldats syriens par la coalition "intentionnel", selon le ministre AE syrien à l'ONU


Les gens inspectent un site endommagé après des frappes aériennes sur le quartier Tariq al-Bab tenu par les rebelles, à Alep, Syrie, 23 septembre 2016.

Les gens inspectent un site endommagé après des frappes aériennes sur le quartier Tariq al-Bab tenu par les rebelles, à Alep, Syrie, 23 septembre 2016.

Le ministre syrien des Affaires étrangères a affirmé samedi à la tribune de l'ONU que la frappe meurtrière de la coalition menée par les Etats-Unis sur une position de l'armée syrienne le 17 septembre était "intentionnelle".

"Le gouvernement syrien rend les Etats-Unis pleinement responsables de cette agression parce que les faits montrent que c'était une attaque intentionnelle même si les Etats-Unis prétendent le contraire", a déclaré Walid Mouallem devant l'Assemblée générale des Nations unies.

Washington a affirmé que ce raid contre les forces syriennes il y a une semaine dans la région de Deir Ezzor (est), qui a tué au moins 90 soldats et incité Damas à mettre fin à une trêve, était une bavure.

La coalition internationale a reconnu avoir bombardé ce qu'elle pensait être une position du groupe Etat islamique (EI), avant de mettre fin à l'opération dès que Moscou l'a prévenue qu'il s'agissait de troupes syriennes.

Ce raid "a permis à l'EI de prendre le contrôle du site" bombardé, près de l'aéroport de Deir Ezzor, affirmé le ministre. "Cette lâche agression prouve clairement que les Etats-Unis et leurs alliés sont complices de l'EI et d'autres groupes terroristes armés".

Il a assuré que Damas "ne ménagera aucun effort dans sa lutte contre le terrorisme" et s'est déclaré confiant dans la victoire finale du régime.

"Ma confiance dans la victoire est désormais encore plus grande parce que l'armée syrienne fait de grands progrès dans sa guerre contre le terrorisme" avec le soutien de la Russie et de l'Iran, a-t-il expliqué.

Il a réitéré les accusations de Damas contre le Qatar et l'Arabie saoudite, pour avoir "envoyé en Syrie des milliers de mercenaires équipés d'armes très perfectionnées" pour combattre l'armée syrienne, et contre la Turquie pour avoir "ouvert sa frontière à des dizaines de milliers de terroristes".

Alors que la population des quartiers rebelles d'Alep (nord) est écrasée sous les bombes, il a accusé "certains d'exploiter la tragédie humanitaire et les souffrances des Syriens, en particulier dans les zones tenues par les terroristes".

"Certains pays", a-t-il dit, "continuent de verser des larmes de crocodile sur la situation des Syriens dans certaines zones (..) pendant que ces mêmes pays continuent de soutenir et armer les terroristes (..) qui empêchent la livraison de l'aide humanitaire".

Il a par ailleurs réaffirmé que Damas restait "ouvert à une solution politique" selon les termes définis par le communiqué de Genève et sous la médiation de l'ONU.

Il a aussi promis que son gouvernement "était prêt à continuer de coopérer" avec une mission d'enquête de l'ONU qui cherche à déterminer la responsabilité d'attaques au gaz de chlore dans le nord de la Syrie.

Cette mission, dont le mandat vient d'être prolongé d'un mois par l'ONU, a déjà conclu que l'armée syrienne avait mené au moins deux de ces attaques en 2014 et 2015.

Avec AFP

XS
SM
MD
LG