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L'armée russe prête à assurer aux rebelles syriens un "retrait sécurisé" d'Alep


Sur cette photo fournie par le Ministère russe de la Défense, des bombardiers arrivent de Syrie, à une base aérienne près de la ville russe Voronezh, le mardi 15 Mars 2016.

Sur cette photo fournie par le Ministère russe de la Défense, des bombardiers arrivent de Syrie, à une base aérienne près de la ville russe Voronezh, le mardi 15 Mars 2016.

L'armée russe a annoncé jeudi être prête à assurer aux rebelles armés un "retrait sécurisé" d'Alep alors que Damas, soutenu par Moscou, mène une vaste offensive contre les quartiers est de la deuxième ville de Syrie.

"Nous sommes prêts à assurer un retrait sécurisé aux rebelles avec leurs armes, le libre passage des civils de la partie est d'Alep et leur retour, ainsi que l'acheminement d'aide humanitaire", a annoncé le général russe Sergueï Roudskoï lors d'une conférence de presse.

Le général a ensuite ajouté être disposé à "discuter de toute initiative ou suggestion".

Fin juillet, l'armée russe avait annoncé la mise en place de quatre couloirs humanitaires supplémentaires autour d'Alep, en complément de points de sortie déjà existants.

Ces couloirs avaient à l'époque permis selon Moscou le départ de 169 civils et la reddition de 69 combattants, sans que ces chiffres puissent être vérifiés sur le terrain.

Cette nouvelle proposition russe de points de sortie "sécurisés" intervient avant une réunion internationale samedi à Lausanne entre Russes, Américains et des représentants des pays de la région pour parler de la Syrie.

Il s'agira de la première rencontre entre les chefs de la diplomatie américaine John Kerry et russe Sergueï Lavrov depuis l'annonce fin septembre par Washington du gel des négociations avec Moscou et l'échec d'un cessez-le-feu parrainé par les deux pays, causant de fortes tensions entre eux.

Au lendemain de Lausanne, le secrétaire d'Etat américain John Kerry se rendra à Londres pour retrouver ses "partenaires internationaux", c'est-à-dire très probablement ses homologues des puissances européennes, le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France.

Après l'échec de la trêve en Syrie, les forces progouvernementales ont lancé une vaste offensive le 22 septembre et grignoté du terrain aux rebelles qui contrôlent la partie est.

Jeudi, plus d'une vingtaine de frappes ont ciblé plusieurs quartiers rebelles d'Alep, deuxième ville du pays, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Mardi, 56 civils, dont sept enfants, ont été tués dans les quartiers rebelles, et mercredi 15 autres civils ont perdu la vie dans ce secteur, selon l'OSDH.

L'utilisation de bombardiers modernes Su-24 "a permis d'assurer une efficacité des frappes de quasiment 100%", s'est targué le général Roudskoï.

Aucun "bombardement à l'aveugle" n'a été mené par les forces aériennes russes, a-t-il assuré alors que l'ONU, la France et les Etats-Unis ont dénoncé ces dernières semaines des "crimes de guerre" à Alep.

"Dommage que la coalition menée par les Etats-Unis ne lutte pas aussi activement contre les terroristes sur les territoires syrien et irakien", a conclu M. Roudskoï.

Avec AFP

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