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Human Rights Watch accuse l'armée turque et les rebelles d'être responsables de la mort de civils syriens


Des manifestants couvrent leur tête à Damas, Syrie, le 30 décembre 2011.

Des manifestants couvrent leur tête à Damas, Syrie, le 30 décembre 2011.

Human Rights Watch (HRW) a affirmé jeudi que 24 civils avaient été tués dans des frappes turques fin août en Syrie, accusant Ankara de ne pas avoir correctement identifié sa cible et les rebelles kurdes de s'être cachés parmi les civils.

HRW se référait à une frappe menée le 28 août lors de l'offensive turque dans le nord de la Syrie baptisée "Bouclier de l'Euphrate" pour y chasser le groupe Etat islamique ainsi que les rebelles kurdes.

Le bureau du Premier ministre turc avait ce jour-là fait état de la mort de "25 terroristes" du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et de sa branche syrienne, le PYD, assurant que les forces turques avaient pris "toutes les dispositions nécessaires pour que les civils vivant sur la zone ne subissent aucune perte".

Mais HRW affirme que la frappe turque a coûté la vie à "24 civils, dont 6 enfants" et qu'"entre 10 et 15 combattants qui s'étaient cachés parmi les civils ont également été tués".

"Les informations disponibles laissent croire que les deux camps (Ankara les et rebelles kurdes, Ndlr) auraient dû faire davantage pour minimiser les pertes civiles en tenant compte des lois de la guerre", a estimé l'organisation de défense des droits de l'Homme.

Selon des résidents locaux cité par HRW,l'armée turque a frappé des membres des Forces démocratiques syriennes (FDS, composées essentiellement de rebelles kurdes) "qui venaient de débarquer de leurs véhicules militaires près de bâtiments résidentiels où une quarantaine de personnes s'étaient abrités des combats à proximité".

L'attaque est survenue près du village de Suraysat, à 12 kilomètres au sud de la ville syrienne de Jarablos, qui a été reprise des jihadistes du groupe EI quelques heures après le début de l'offensive turque.

"La mort de ces 24 civils aurait pu être évitée si les combattants des Forces démocratiques syriennes ne s'étaient pas positionnés dans des bâtiments où se trouvaient les civils et si les forces turques avaient fait ce qu'il fallait pour vérifier si des civils étaient présents sur les lieux", a estimé Ole Solvang, directeur adjoint de la division Urgence à HRW.

Quant aux FDS, ils n'auraient pas dû se positionner dans ce complexe résidentiel "sans avoir fait évacuer les civils vers une autre zone", a estimé l'ONG.

Avec AFP

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