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HRW exhorte Damas à permettre la livraison de nourriture aux secteurs assiégés d'Alep


Alep, le 14 juillet 2016.

Alep, le 14 juillet 2016.

Human Rights Watch a exhorté vendredi les autorités syriennes à permettre l'entrée immédiate de nourriture et autres produits de première nécessité dans les secteurs assiégés d'Alep et autoriser les civils à quitter cette ville divisée du nord de la Syrie.

Dans un communiqué, HRW a lancé un appel urgent aux forces loyales au président Bachar al-Assad les pressant de respecter le droit international.

Plus de 200.000 personnes vivant dans les quartiers est d'Alep sous contrôle des rebelles sont assiégées depuis que les forces gouvernementales ont coupé, il y a plus de deux semaines, la dernière voie d'accès à ces secteurs.

Depuis, des pénuries de nourriture et de carburant se font sentir dans les secteurs sous contrôle des rebelles et les prix des produits de base sont montés en flèche.

"Les forces du gouvernement syrien sont en train de répéter dans (les secteurs) densément peuplés de l'est d'Alep les terribles tactiques de siège qui ont déjà dévasté d'autres localités de Syrie", souligne Nadim Houry, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch.

"Les autorités syriennes devraient permettre l'entrée des aides et autoriser les civils qui le souhaitent à partir en sécurité".

Selon l'ONU, près de 600.000 Syriens à travers le pays vivent assiégés, essentiellement par les forces gouvernementales, même si des groupes rebelles et jihadistes font aussi usage des mêmes tactiques.

"Nous n'avons pas vu de légumes depuis plusieurs semaines et les raids aériens sont continus", affirme Feras Badawi, un journaliste de l'est d'Alep cité par HRW.

Jeudi, 15 personnes, dont six enfants, ont été tuées par des raids aériens du régime sur les quartiers rebelles d'Alep, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Notre ville est en situation de crise (...) les files devant les commerces sont extrêmement longues. Nous redoutons la famine", explique pour sa part Ibrahim Abou al-Laith, un secouriste de l'est d'Alep, cité par HRW.

Alep, deuxième ville et ancienne capitale économique de Syrie, est divisée en secteurs sous contrôle des rebelles et quartiers tenues par le gouvernement.

Trente-huit soldats et combattants prorégime ont péri vendredi quand des rebelles ont fait exploser un tunnel à Alep, a rapporté vendredi l'OSDH.

Des tentatives répétées de la Russie -alliée du régime- et des Etats Unis d'obtenir une cessation des hostilités dans la ville ont échoué.

HRW a appelé les deux puissances à user de "leur influence pour amener le gouvernement syrien et autres parties du conflit à permettre un accès sans entrave à l'aide, en particulier pour toutes les zones difficiles d'accès et assiégées du pays".

Avec AFP

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