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Syrie : une vingtaine de civils tués dans des raids sur un fief rebelle


Un homme transporte un corps après un bombardement à Douma, en Syrie, le 7 novembre 2015. (REUTERS/Bassam Khabieh)

Un homme transporte un corps après un bombardement à Douma, en Syrie, le 7 novembre 2015. (REUTERS/Bassam Khabieh)

Au moins 23 civils dont six enfants ont été tués samedi près de Damas, selon l'OSDH. Par ailleurs, le groupe terroriste Etat islamique a libéré 37 chrétiens assyriens retenus depuis février.

Les violences continuent en Syrie. A l'est de Damas, des raids ont touché le centre de la ville de Douma où se trouvent des marchés populaires, tuant au moins 23 civils dont six enfants et sept femmes, a annoncé, samedi 7 novembre, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), en affirmant qu'elles avaient été probablement menées par l'aviation russe.

Selon l'ONG, le bilan pourrait s'alourdir car plusieurs blessés se trouvent dans un état grave.

Après les raids, des secouristes tentaient d'éteindre les incendies et de dégager les étals de légumes qui ont été renversés ainsi que les décombres, selon un journaliste de l'AFP sur place.

Dans un hôpital de campagne du secteur, un enfant était allongé sur un lit, le corps ensanglanté avec un tube relié à sa cage thoracique. A côté, un homme se lamente la tête entre les mains, alors que des médecins soignent sa jambe grièvement blessée.

Libération de chrétiens : résultat de "négociations" ou rançon ?

Par ailleurs, dans le nord-est de la Syrie, l'EI a libéré 27 femmes et dix hommes assyriens, pour la plupart âgés, qu'il avait enlevés le 23 février lors de sa prise des villages et localités assyriens sur le fleuve Khabour dans le gouvernorat de Hassaké, a indiqué l'OSDH.

Ils sont arrivées après leur libération dans la localité assyrienne de Tal Tamer, a précisé l'ONG. Ces personnes faisaient partie de plus de 200 membres de la communauté assyrienne enlevés en février. En août, l'EI en avait libéré 22.

Selon l'Observatoire assyrien, leur libération est "le résultat de négociations et d'efforts soutenus menés par l'église assyrienne orientale de Hassaké". Mais selon l'OSDH, elle est intervenue en échange "du paiement de grosses sommes d'argent après une médiation menée par des chefs de tribus arabes en Syrie et en Irak".

Les Assyriens, une communauté parmi les plus anciennes converties au christianisme, sont environ 30 000 en Syrie, soit 2,5 % des 1,2 million de chrétiens du pays.

Par ailleurs, l'OSDH a indiqué que le bilan des bombardements aériens menés jeudi contre l'EI à Boukamal (est), à la frontière irakienne, s'élevait à 71 morts, dont au moins 53 civils. L'ONG n'a pas été en mesure de dire qui était à l'origine de ces raids.

Avec AFP

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